Secteur agricole : le plan du gouvernement

Secteur agricole : le plan du gouvernement

Créer les conditions propices pour le lancement et le déroulement normal de la campagne agricole 2006-2007 et atténuer l’impact de la hausse des prix du carburant sur l’agriculteur, tels sont les principaux objectifs de la série de mesures prises récemment par le gouvernement et annoncées, mardi dernier, par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes, Mohand Laenser.
Des efforts seront ainsi déployés par l’exécutif et le Crédit agricole pour réduire les taux d’intérêt en vue de les ramener à 5,5 % pour les crédits d’investissement et à 5 % pour les crédits de campagne, a indiqué le ministre lors d’un point de presse.
M. Laenser a également annoncé le relèvement des taux des subventions accordées à l’équipement des exploitations en systèmes d’irrigation économes en eau afin de les porter à 60 % au lieu de 30 à 40% actuellement. Ce soutien sera généralisé à l’ensemble des bassins hydrauliques.
Le gouvernement a aussi décidé un renforcement du soutien octroyé à l’achat de tracteurs agricoles et de certains types de matériel agricole en étendant ce soutien à d’autres matériels dont les moissonneuses-batteuses, les machines de récolte de pommes de terre et le matériel de tararage des grains, a indiqué le ministre.
Afin de contribuer à la relance du secteur sucrier, il sera procédé à l’augmentation des prix à la production et des primes octroyées à ces cultures. Le coût de cette mesure sera pris en charge à travers la dernière augmentation des prix à la consommation du sucre, a expliqué le ministre.
Concernant le prix des engrais, des discussions sont ouvertes avec l’Office chérifien des phosphates (OCP) en vue de trouver des solutions permettant de réduire ou, au moins de stabiliser, le prix des engrais produits localement.
D’autres mesures sont prévues. Elles sont relatives à l’approvisionnement en intrants agricoles et au contrôle de leur qualité, à la gestion des risques agricoles, au développement de l’arboriculture fruitière et la promotion des cultures d’exportation, à la gestion de l’eau d’irrigation, à l’intensification et à la sécurisation des produits animaliers ainsi qu’à l’encadrement des agriculteurs. Ainsi, le soutien de l’Etat atteindra 100 DH/quintal pour les trois espèces de céréales d’automne, a précisé le ministre soulignant que les disponibilités prévisionnelles en ces semences pour la campagne agricole 2006-2007, atteindront un million de quintaux.
A ce soutien qui coûtera à l’Etat environ 80 millions DH s’ajoute la prise en charge des frais liés au stock de sécurité en semences qui mobilise une enveloppe moyenne de 10 millions DH par an.
En vue de rationaliser l’utilisation des engrais, il est prévu de poursuivre les aides octroyées aux agriculteurs pour les inciter à  recourir aux analyses des sols en prenant en charge 50 % de leur coût.
Concernant la gestion des risques agricoles, l’intervention de l’Etat portera, d’une part, sur la poursuite du programme de garantie de la production céréalière contre la sécheresse sur une superficie de 300.000 ha avec la poursuite de la subvention par l’Etat des cotisations à hauteur de 50 %, et, d’autre part, sur la mobilisation d’une enveloppe financière de 120 millions DH au titre de l’indemnisation des agriculteurs concernés.

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