Secteur électrique cherche régulation !

Secteur électrique cherche régulation !

Un projet de loi examiné à la commission des secteurs productifs de la Chambre des représentants

Abdelkader Amara annonce des perspectives pour le moins ambitieuses. Les énergies renouvelables devraient, à l’horizon 2020, s’adjuger pas moins de 42% de la production nationale. «Mieux encore, leur part devrait flirter avec les 52% à l’horizon 2030 !», s’enthousiasme-t-il.
Abdelkader Amara,  ministre de l’énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement
Abdelkader Amara, ministre de l’énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement

Serait-ce les prémices d’une ouverture graduelle du secteur de l’électricité au Maroc ? En tout cas, Abdelkader Amara, ministre de l’énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement, cherche plus que jamais à défendre le projet de loi sur la régulation du secteur de l’électricité.

C’est en substance ce qui transparaît de sa présentation faite, le 23 mars, à la commission des secteurs productifs de la Chambre des représentants. Le ministre a exposé les tenants et les aboutissants du projet de loi 48-15, relatif à la régulation du secteur de l’électricité. Un projet jugé «important», «notamment en ces temps de libéralisation du marché de la production électrique», ne manque-t-il pas de rappeler.

Pour étayer son argumentaire, le ministre annonce des perspectives pour le moins ambitieuses. Les énergies renouvelables devraient, à l’horizon 2020, s’adjuger pas moins de 42% de la production nationale. «Mieux encore, leur part devrait flirter avec les 52% à l’horizon 2030 !», s’enthousiasme le ministre. L’autre volet et non des moindres qui reste directement lié au projet, c’est bien l’inévitable question de la réduction de la dépendance énergétique. Cette dernière devrait significativement baisser de 98% en 2009 à 82% à l’horizon 2030. Amara tempère en annonçant que de tels chiffres restent réalistes, au vu du développement d’initiatives de grande envergure, telles que la station Noor, ou encore l’encouragement de l’éolien dans le nord et le sud du Royaume.

Un projet «baguette magique»!

Le projet de loi n 48-15 est pour le moins transversal. Il a pour objectif d’accompagner toutes les mutations précitées qu’a connues le secteur des énergies renouvelables. Dans la vision de Amara, le projet s’apparenterait presque à une baguette magique ! «Il vise, en l’espèce, à accroître l’attractivité du secteur des énergies renouvelables pour les investisseurs privés, mais également à assurer la concurrence et la transparence du secteur national de l’électricité, en plus de conforter la confiance des bailleurs de fonds, des investisseurs et des acteurs industriels et de faciliter l’intégration du Maroc dans le marché énergétique méditerranéen». Mais ce n’est pas tout. Le texte de loi actuellement à l’étude devrait faciliter «l’équilibre entre l’offre et la demande en énergie, consolider le cadre législatif, institutionnel et organisationnel, en plus d’instaurer les mesures relatives au contrôle et à la règlementation du marché de l’électricité», poursuit Amara.

Efficacité énergétique, dépendance, industrie… les différents objectifs

Si Amara semble aussi «emballé» par le projet de loi, c’est qu’il répond à nombre de besoins précis. «Il intervient en réponse à la demande croissante de l’énergie primaire et de l’énergie électrique, à travers notamment l’amélioration de nouvelles capacités en énergies renouvelables pour atteindre 10.100 mégawatt en 2030», précise le ministre.

S’il est adopté, le nouveau texte devra faciliter, à terme, la concrétisation de la feuille de route sur le développement du gaz naturel liquéfié (GNL), notamment dans le cadre de l’importation des énergies fossiles. De plus, le Maroc entreprend plusieurs chantiers stratégiques (industrie, infrastructures, économie..). Ledit projet intervient donc pour renforcer l’efficacité énergétique dans les principaux secteurs de l’économie nationale, en l’occurrence le transport, le BTP, l’industrie et l’agriculture et de consolidation de la complémentarité entre les marchés et les réseaux électriques.

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