Selon l’Oxford Business Group : «L’inflation reste modérée au Maroc»

L’inflation au Maroc n’a pas dépassé le seuil des 4% au cours des dix dernières années, enregistrant une moyenne de 2%. C’est ce qu’a indiqué jeudi, le groupe d’étude britannique, Oxford Business Group ( OBG). Selon le groupe, l’inflation au Maroc a progressé de manière modérée durant ces dernières années et ce contrairement aux autres marchés émergents au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ( MENA). Au Maroc, l’inflation s’était établie en 2005 à 1% contre 3,3% en 2006. Les marchés émergents de la région MENA ont été plus sérieusement impactés, reflétant leur croissance et la flambée des prix alimentaires et des matières premières. En Algérie, l’inflation s’est élevée à 4,5% l’année dernière. Dans d’autres pays, l’inflation a été  plus importante. En prenant compte des chiffres du Fonds monétaire internationale
( FMI), l’OBG a souligné qu’en Egypte, l’inflation a atteint 10,5% et plus de 8% pour la Tunisie. Le groupe britannique n’a pas manqué de préciser que ces chiffres pourraient se situer en dessous des taux d’inflation réels dans la mesure où plusieurs pays ont fait état d’une augmentation des prix en fin d’année.
Par ailleurs, l’OBG a relevé que Bank Al-Maghrib reste prudente compte tenu de la hausse des coûts et du renchérissement des prix des produits alimentaires. Ainsi, la banque centrale marocaine table sur une inflation de l’ordre de 2,2% pour l’ensemble de l’année contre 2% en 2007. Selon l’OBG, cette légère hausse s’explique principalement par le renchérissement des prix des produits alimentaires de base et que Bank Al-Maghrib  avait laissé entendre que la baisse des taux avait été envisagée mais finalement écartée en raison des pressions inflationnistes.
Le groupe d’étude a également indiqué que le Maroc avait jusqu’à  présent gardé les pressions inflationnistes aux abois. Cela s’explique par le fait que Bank Al-Maghrib maintient un taux de réserve obligatoire de 15%, limitant ainsi l’expansion du crédit et l’excès de liquidité monétaire sur le marché. Pour l’OBG, le secteur bancaire marocain est majoritairement sous contrôle national, ce qui restreint l’accès aux sources de capitaux (dans les pays où les banques étrangères sont plus nombreuses, le rôle du taux de réserve obligatoire est moins important car les filiales peuvent emprunter directement auprès de leur maison mère). Le groupe n’a pas manqué de préciser qu’un dirham fort permet de réduire le coût des importations, y compris pétrolières. Le dirham est lié à un panier de monnaies dans lequel l’euro est la devise d’ancrage, ce qui est avantageux puisque la monnaie unique européenne s’est appréciée face au dollar, monnaie de référence pétrolière. Selon le même groupe, la subvention de produits de base comme la farine et le pétrole, parmi d’autres produits de première nécessité, compense et absorbe en grande partie la hausse des prix et des coûts.

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