Séminaire dédié aux politiques financières: Vers de nouveaux moyens pour assurer le contrôle du système bancaire

Séminaire dédié aux politiques financières: Vers de nouveaux moyens pour assurer le contrôle du système bancaire

«Il est nécessaire de recourir aux indices de sécurité macroprudentielle en tant que moyen de contrôle des banques».

La recommandation formulée, lundi à Rabat, par Abderrahman Ben Abdellah El Hamidi, lors d’un séminaire initié avec la collaboration active de Bank Al-Maghrib, trouve son appui dans les risques. Ceux-ci diffèrent, selon le directeur général du Fonds monétaire arabe, dont l’allocution a été lue par l’expert Ibrahim Karasnah, en fonction des banques. «Les conséquences des risques que les banques confrontent collectivement diffèrent de celles auxquelles les banques font face unilatéralement», enchaîne M. El Hamidi qui met en valeur l’intérêt porté au contrôle macroprudentiel en proposant certaines mesures.

Réformes nécessaires pour le contrôle du système bancaire

Selon le directeur général du Fonds monétaire arabe, les réformes nécessaires concernent «le capital et la liquidité de manière à ce que le premier soit mieux déterminé et plus transparent». «Ce capital est également censé être apte à assimiler toute perte en constituant des réserves pour la protection du capital lors des crises et en consacrant un capital supplémentaire», poursuit-il en mettant l’accent sur la révision des moyens de contrôle du système bancaire en recourant à de nouveaux outils destinés à préserver la solidité du secteur.    

Lumière sur le séminaire

Cette session qui se tient jusqu’au 17 février a, selon Sami Ben Naceur, directeur adjoint du FMI, pour objectif de former les cadres des banques centrales et des ministères des finances aux techniques et politiques financières pour assurer la stabilité du système financier. «Le séminaire s’articule autour de la manière de mesurer le risque financier, que ce soit au niveau des banques ou au niveau du système financier. Il y aura des ateliers qui permettront aux participants de maîtriser les mesures du risque et mettre en application des politiques qui vont réduire ce risque», détaille-t-il à ALM en rappelant que le séminaire est co-organisé entre le FMI, le Centre économique et financier du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord du FMI et le Fonds monétaire arabe outre Bank Al-Maghrib. «Les participants sont convaincus de l’importance du système financier et des moyens utilisés pour préserver ce système afin de lui épargner des problèmes pouvant impacter la croissance économique d’un pays», estime pour sa part Ibrahim Karasnah, expert économique, lors de ce séminaire marqué par la participation de 9 pays arabes dont le Maroc. Interrogé par l’occasion sur le rôle des banques participatives ou islamiques dans le secteur financier, celles-ci constituent à ses yeux «une partie du système financier dans tout pays. Ce qui est appliqué aux banques traditionnelles l’est aussi à celles participatives en termes des moyens utilisés pour préserver la solidité des banques».

L’expert économique ne manque pas également de louer les politiques financières au Maroc qui sont, selon ses dires, l’une des exemples ayant réussi en gestion  de la chose financière. «Il est également question dans cette session d’aborder des moyens utilisés par Bank Al-Maghrib pour préserver la stabilité du système financier», enchaîne-t-il en mettant l’accent sur l’intérêt à focaliser sur l’importance du système financier et sur les grandes banques dans ce système en assurant leur solidité. La cause étant selon lui que «tout problème peut également impacter le système bancaire».

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