SIAM 2019 : Les détails des rencontres bilatérales entre le Maroc et les pays africains

SIAM 2019 : Les détails des rencontres bilatérales entre le Maroc et les pays africains

Pour la partie nigérienne, le Maroc détient une expérience importante en agriculture et a réalisé des avancées, notamment en matière d’irrigation. Ce qui a abouti à une meilleure productivité et à des économies d’énergie.

L’Afrique est toujours aussi présente au Salon international de l’agriculture. Pour preuve, le nombre de plus en plus important des échanges qui se déroule entre le Maroc et ses frères du continent pendant ses journées. L’occasion s’y prête pour renforcer les relations bilatérales entre le Maroc et ses pays frères (dont le Niger, le Gabon, le Tchad) à travers le partage d’expérience et l’échange de savoir-faire. Les questions qui sont abordées sont multiples : irrigations, formation des cadres, transferts de technologie… Les détails.

Employabilité des jeunes, un facteur de stabilité social pour l’Afrique

La politique agricole du Maroc constitue une référence, notamment en matière d’employabilité des jeunes du point de vue d’un certain nombre de pays sur le continent. C’est dans cette perspective qu’a eu lieu la rencontre bilatérale entre le Maroc et le Niger qui s’est déroulée mercredi 17 avril 2019 entre Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, et Mohamed Boucha, ministre nigérien délégué auprès du ministre d’État, ministre de l’agriculture et de l’élevage. Du côté nigérien, la politique du Plan Maroc Vert représente une solution pour l’Afrique afin de stabiliser l’aspect social indiquant que l’agriculture au Niger est un important pourvoyeur d’emplois. Elle participe grandement au PIB agricole. Pour Mohamed Boucha, le Maroc détient une expérience importante dans le secteur de l’agriculture et a réalisé des avancées, notamment en matière d’irrigation. Ce qui a abouti à une meilleure productivité et à des économies d’énergie. Cette rencontre a été l’occasion non seulement d’examiner la coopération dans le domaine agricole mais aussi de la mise en œuvre de l’accord de coopération Sud-Sud Maroc-FAO-Niger, signé en 2018 qui s’articule autour de l’appui au développement agricole, de la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté ainsi que l’utilisation des nouvelles technologies de géomatique dans la gestion des ressources naturelles et d’aménagement du territoire.

Agropoles, formations, filières oléagineuses…

Dans la même journée, le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Aziz Akhannouch, et son homologue gabonais, Biendi Maganga Moussavou, ont abordé les relations de coopération entre le Maroc et le Gabon lors d’une rencontre. Ils ont mis en avant la qualité des relations de coopération bilatérale qui connaissent un nouveau dynamisme depuis la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Gabon en 2014. Elles ont été notamment couronnées par la signature de l’accord-cadre de coopération dans le domaine agricole visant à établir un cadre juridique de coopération dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche maritime et du développement rural et instaurant la base juridique de coopération dans le domaine. Par ailleurs, les deux ministres ont également abordé le protocole d’accord de partenariat entre l’Agence pour le développement agricole (ADA) et l’Office de développement rural (ONADER). Celui-ci a été conclu dans la capitale gabonaise en mars 2014. Cette entrevue a été aussi l’occasion d’aborder l’appui à la mise en place des agropoles, la transformation des produits de la filière oléagineuse, la formation professionnelle agricole, l’échange d’expériences dans la production des céréales et l’appui au développement de la filière volailles. Les deux pays peuvent coopérer également dans le domaine de l’élevage par la recherche vétérinaire et nutrition animale, la formation de cadres en élevage vétérinaire, outre l’appui dans le contrôle des produits d’origine animale. Dans le domaine du développement rural, l’accent a été mis sur le partage d’expérience en matière de périmètres irrigués.

Renforcement des capacités et transfert de technologie

Autre rencontre, celle effectuée entre le Maroc et le Tchad. La partie tchadienne était représentée par Lydie Beassemda, ministre de la production, de l’irrigation et des équipements agricoles du Tchad. Plusieurs questions ont été mises en avant lors de cette rencontre comme l’appui technique pour la réalisation d’aménagements hydroagricoles, le renforcement des capacités au profit des cadres et techniciens en matière de gestion des infrastructures d’irrigation, les échanges d’expériences en matière de formation des cadres et techniciens et renforcement des capacités organisationnelles et techniques, l’appui technique en matière d’élevage (productivité et hygiène) ou encore le transfert de technologie dans les domaines agricoles stratégiques dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

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