Sidi-Bernoussi, une zone en mue

Une réunion entre les membres du bureau de l’association Izdihar, regroupant les opérateurs économiques de la zone industrielle de Sidi Bernoussi Znata et Driss Benhima, Wali de Casablanca a été programmée pour jeudi 18 juillet. A l’ordre du jour, discuter de l’allocation de l’enveloppe de 15 millions de DH émanant du Fonds Hassan II et du programme de relogement des bidonvilles. « Ce chantier constitue la première priorité que se fixe l’association », assure Yvan Gravel, responsable exécutif d’Izdihar.
Selon une étude menée sur le terrain par cette association, il s’est avéré que la zone industrielle de Sidi Bernoussi comporte dix poches de bidonvilles où domine l’habitat en dur. «Elles constituent du point de vue des industriels une entrave à l’expansion de leurs activités. La plupart de ces bidonvilles datent de la période du protectorat, comme en témoignent leurs dénominations (Jeanne, Joseph, Valentin…), probablement en référence aux propriétaires fonciers de l’époque», annonce l’étude en question. Cette association compte tenir des réunions les 22 et 23 du mois avec des représentants de la Banque Mondiale, les ministères du Commerce et de l’Environnement ainsi que le Wali de Casablanca afin de finaliser les actions programmées et qui sont financées à parts égales par le Fonds français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et le Global Environnement Facility de la Banque Mondiale. La contribution marocaine à ce programme est indirecte puisqu’il doit participer au projet d’économie d’énergie, initié par l’association Izdihar.
C’est en effet à la fin de l’année 2001 que le GEF et le FFEM ont manifesté un grand intérêt pour participer aux opérations de maîtrise des consommations d’eau et d’énergie, plus précisément assurer que cette méthode soit proposée à l’ensemble des opérateurs de la zone industrielle. Selon M. Gravel, des actions d’information et de diffusion de l’approche auprès des opérateurs sont programmées. Progressives, elles pourront aller jusqu’à toucher l’ensemble des zones d’activités industrielles du Maroc et éventuellement des pays du Maghreb. Un programme d’action sur une période de trois années est proposé. Sa date de démarrage etait fixée pour le deuxième semestre de l’année en cours permettant de rassembler une enveloppe financière de l’ordre de 1,5 millions de dollars de dons du GEF et du FFEM. L’objectif est de pouvoir générer grâce à ce programme 10 millions de dollars d’investissement de maîtrise des consommations d’énergie, notamment eau, fioul et électricité. Les réunions qui seront tenues dans les jours qui viennent mettront le point sur l’avancement des différents aspects du programme en question.

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