Sidi Maârouf : une zone industrielle à l’abandon

La zone industrielle de Sidi Maârouf se dégrade de jour en jour. Le constat est éloquent : absence d’éclairage, absence de sécurité, chaussées défoncées, problèmes d’inondations… Il y a longtemps que la commune, pourtant censée être bien lotie avec le produit de la patente tirée de ces industries (100 milliards de centimes pour la zone industrielle de Sidi Bernoussi), n’assure plus le nettoyage des rues. Le ramassage des ordures est organisé par les industriels eux-mêmes, chacun dans la limite des installations. L’accès à certaines usines est impossible en cas de pluie. Si à Sidi Bernoussi, le consensus a été trouvé, les industriels ont été entendus en partie, à Sidi Maârouf, les plaintes des industriels auprès de la commune restent sans suite. « La situation ne peut durer indistinctement », martèlent les industriels dans le courrier détaillé adressé au président de la commune. D’autant que, avec les dernières pluies du mois d’avril, les choses ont pris une autre tournure. Certes, la Lydec a paré au plus pressé, mais, de l’avis des industriels, ses travaux de renforcement de la chaussée n’ont pas été une réussite. D’où l’exaspération des industriels. Le Groupement des industriels et opérateurs économiques de la zone industrielle s’en est plaint directement au président de la Commune. La plainte aura-t-elle une suite ? Dans tous les cas, il sera difficile pour ce dernier d’aller constater les faits sur le terrain. Il lui faudra d’abord affronter les caprices de la route principale ainsi que les sinuosités des rues de la zone industrielle qui offrent aujourd’hui l’aspect d’un paysage lunaire. Les nids-de-poule et les crevasses obligent au surf dans des ruelles dont le revêtement a été entièrement financé par les opérateurs économiques. Impossible, dans ces conditions, d’entretenir le matériel de travail, les véhicules et les machines. A cela s’ajoute, le problème sécuritaire. Le mauvais éclairage de la voie publique a un lien évident avec l’insécurité galopante dans la zone. A l’exception de la route principale, aucune rue adjacente ne dispose d’éclairage alors que depuis dix ans, la commune concernée multiplie les promesses. Conséquence de ce laisser-aller : les agressions multiples. Les chauffeurs de camions, nationaux ou internationaux le savent. A la nuit tombée, s’attarder dans la zone industrielle, c’est risquer sa vie. Un sentiment partagé par l’ensemble de travailleurs de la zone, proies idéales pour les malfrats. L’impact économique de cette situation sur les activités des entreprises installées dans la zone est incalculable. Ce qui, malheureusement, ne semble pas déranger l’autorité concernée. Aujourd’hui, il devient urgent d’adopter des mesures efficaces. La situation de la zone de Sidi Maarouf est loin d’être une exception. La zone de Sidi Bernoussi est elle aussi en situation difficile malgré le fait qu’elle abrite plus de 500 unités industrielles, parmi les plus importantes du pays. C’est sous la pression que la commune concernée s’est finalement engagée à débloquer des fonds pour la réalisation de l’artère principale de la zone. Devra-t-on se résoudre au bras de fer à Sidi Maârouf ?

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