Six millions d’abonnés GSM

Le phénomène est social. L’apport est purement économique. Les chiffres, parus récemment dans un document du secrétariat d’Etat chargé de la Poste et des Technologies des télécommunications et de l’information, parlent d’eux-mêmes. A peine a-t-elle fait son entrée dans le marché marocain que la téléphonie mobile est devenue un secteur leader dans l’économie nationale. Un exploit est inédit. Le chiffre d’affaires du marché de la téléphonie mobile au Maroc a enregistré une progression de 242 % entre 1999 et 2001. Une forte évolution pour ce marché à laquelle peu s’attendaient. La téléphonie mobile figure désormais parmi les produits de grande consommation. Avant que de tels «gadgets» ne soient disponibles, presque personne n’y pense. Mais dès qu’ils arrivent sur le marché, c’est la ruée vers l’or. La preuve : le nombre d’abonnés GSM a atteint six millions à juin 2002.
Produit accessible avec des prix abordables, la part du service prépayé dépasse la barre des 92 % du marché global. Le rôle de la communication y est également pour beaucoup. Pour sa part, le chiffre d’affaires du réseau fixe a affiché un net rebond de plus de 64%, passant de cinq milliards de dhs en 1997 à plus de 10 milliards de dhs en 2001. En dépit de cette évolution, le nombre d’abonnés est resté en quasi-stagnation (près de 1,3 million en 1997 contre 1,6 million en 2002).
L’évolution relative du marché du fixe s’explique en grande partie par la prolifération des cybercafés. Selon le document, le nombre de cybercafés est passé de 500 à 2.500 entre 1999 et 2001, soit une hausse de 500%. L’évolution est nettement ressentie au niveau du marché de l’Internet donc qui a réalisé une performance estimée à 700 % au cours de la même période. Cette évolution a été jugée, toutefois, « peu significative » puisque le taux de pénétration d’Internet, établie en fonction du nombre d’internautes parmi une population donnée, ne dépasse pas 1,3 % en 2001.
Concernant la télédensité, le document note que la téléphonie mobile a enregistré une nette évolution, passant de 1,3% en 1999 à 15,7 % en 2001, contrairement à la téléphonie fixe qui a vu son taux régresser de près de 2 points, passant de 5,2% en 1999 à 3,9 % en 2001. Qui dit réussite dit investissement. La téléphonie a elle toute seule a représenté pas moins des deux tiers du montant global des investissements étrangers au Maroc entre 1999 et 2001. Les investissements en termes de frais de licence sont estimés à 14 milliards de DH, outre l’apport de 23 milliards de DH, réalisé grâce à l’ouverture du capital de Maroc Telecom.
Selon la même source, le chiffre d’affaires global des opérateurs de télécommunications au Maroc a presque triplé entre 1997 et 2001, passant ainsi de six milliards de DH à 16 milliards de DH. La libéralisation de la téléphonie, pressentie à fin 2002, ne manquera pas également de doper les ventes. Tant mieux pour le consommateur marocain qui vit une véritable démocratisation de la téléphonie.

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