Slurry Pipeline, une ingénierie signée OCP : 3,7 milliards de dirhams de gains cumulés depuis 2014

Slurry Pipeline, une ingénierie signée OCP : 3,7 milliards de dirhams de gains cumulés depuis 2014

Lancé en 2014, ce mode de transport permet l’acheminement des phosphates, minerai essentiel à l’industrie de fertilisants agricole et à une agriculture durable et résiliente, sous forme de pulpe composée à 60% de minerai et 40% d’eau.

En matière logistique, l’Office chérifien des phosphates dispose du plus long pipeline de transport du phosphate au monde. Reliant le site minier de Khouribga à la plate-forme de transformation de Jorf Lasfar sur une longueur de 235 kilomètres, le Slurry Pipeline se veut une prouesse d’ingénierie permettant au groupe de doubler sa capacité de transport minier, de réduire ses coûts logistiques de 90% et de diminuer considérablement la perte de phosphate tout au long de la chaîne de production. Le montant des économies est estimé à environ 3%, soit l’équivalent de 700.000 tonnes annuellement. «Colonne vertébrale de cette stratégie industrielle, le Slurry Pipeline révolutionne le mode de transport du phosphate au Maroc et permet à OCP de relever le défi de la performance industrielle et de répondre durablement à l’enjeu de sécurité alimentaire mondiale face aux changements climatiques», explique l’Office à ce propos.

La montée en puissance du pipeline a permis d’améliorer de façon significative les coûts de production. Les gains cumulés depuis 2014 sont de 3,7 milliards de dirhams, dont 1,7 milliard de dirhams générés en 2017 contre 1 milliard de dirhams en 2016. De même, les volumes transportés ont significativement augmenté. Ils sont passés de 10,05 millions de tonnes en 2016 à 14,1 millions de tonnes en 2017. Lancé en 2014, ce mode de transport permet l’acheminement des phosphates, minerai essentiel à l’industrie de fertilisants agricole et à une agriculture durable et résiliente, sous forme de pulpe composée à 60% de minerai et 40% d’eau. L’objectif étant de transporter chaque année 38 millions de tonnes de phosphate (contre 18 millions auparavant) vers les unités de valorisation de Jorf Lasfar. «Dès sa phase de conception, le tracé du Slurry Pipeline a été optimisé de manière à minimiser la longueur du pipeline principal et les contraintes de parcours. La pulpe du phosphate est acheminée en grande partie grâce à la force gravitaire, passant d’une altitude de 775 mètres au début du tracé à 66 mètres à sa fin, ce qui constitue une première dans le transport de minerais au Maroc», apprend-on d’OCP. L’acheminement du phosphate par voie humide transforme en profondeur le fonctionnement de la chaîne de valeur du Groupe. Il permet, par ailleurs, à OCP de consolider sa démarche en faveur de la préservation de l’environnement. Les retombées sont positives dans ce sens. Citons la diminution de l’empreinte carbone du groupe de 930.000 tonnes de CO2 chaque année. Il génère également une économie annuelle en ressources hydriques de 3 millions de m3. La mise en service de ce mode de transport continu et intégré s’inscrit pleinement dans la stratégie de transformation industrielle du groupe lancée en 2008. Ce dispositif, mobilisant plus de 21 milliards de dollars d’investissement,  porte sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction de la roche à son transport et sa transformation en engrais. Une stratégie qui vise à favoriser une agriculture durable en doublant la capacité minière d’OCP et en triplant sa capacité de transformation à l’horizon 2025, dans le respect total de la donne écologique.

Optimisation des ressources hydriques tout au long de la chaîne de valeur

L’acheminement du phosphate lavé sous forme de pulpe permet une économie de près de 3 millions de mètres cubes d’eau par an. Le second Slurry Pipeline reliant Gantour à Safi devrait porter cet objectif à 4,5 millions de mètres cubes. «La progression de la pulpe est favorisée par la gravité naturelle, ce qui permet de conserver son humidité, tandis que l’intégralité de l’eau servant à son transport est réutilisée au niveau des installations de valorisation du phosphate», explique OCP.

En parallèle, le Groupe s’engage à la récupération et au recyclage de plus de 80% des eaux utilisées dans les procédés d’enrichissement, en système continu, par lavage-flottation au niveau des unités des sites de production du Groupe, à savoir Khouribga, Youssoufia et prochainement Laâyoune. Se référant à OCP, cette performance est le résultat des améliorations apportées au procédé, aux équipements de séparation et de décantation utilisés et au système de pilotage et de suivi instauré. En adoptant de nouvelles technologies, la consommation spécifique en eau dans les nouvelles unités de valorisation industrielle est également réduite de 25%.

Réhabilitation minière : 3,5 millions d’arbres fruitiers plantés sur l’ancienne mine de Khouribga

La  démarche de réhabilitation minière du Groupe OCP permet de développer des projets structurants conformes aux spécificités locales. Il s’agit en effet d’une partie intégrante de la politique de développement durable du Groupe. «L’exploitation des terrains miniers se fait ainsi en enlevant d’abord le couvert végétal fertile qui est remis à la fin de l’exploitation, de sorte à recréer l’écosystème naturel initial et favoriser le retour au paysage initial. Le couvert végétal restauré fait ensuite l’objet d’un reboisement et d’une plantation d’arbres fruitiers», peut-on relever d’OCP. Et de poursuivre que «le Groupe va encore plus loin en concevant la réhabilitation des terrains miniers comme autant d’opportunités d’initier des activités agricoles et forestières profitables aux communautés». OCP a réhabilité jusque-là 3.410 hectares et la plantation de 3,5 millions d’arbres sur l’ancienne mine de Khouribga. Il s’agit de câpriers, de caroubiers et autres arbres forestiers à faibles besoins en eau. L’Office mobilise en effet un investissement de 15 millions de dirhams pour son projet Mine verte visant la réhabilitation d’anciennes installations minières étendues sur 330 hectares. D’autres sites miniers sont concernés. A Gandour, 160 hectares de terrains ont été réhabilités avec la plantation d’un million d’arbres. De même, 8,4 millions de dirhams de budget annuel sont investis pour les projets de réhabilitation de Benguerir et Youssoufia.

Un savoir-faire exporté : OCP soutient la transition agricole en Afrique

OCP s’engage à soutenir la transition du secteur agricole en Afrique. Des projets  à fort impact sont menés dans 15 pays à travers le continent africain. OCP Africa a conclu au Nigeria un accord pour développer une usine d’engrais et un réseau de distribution. Cette plate-forme consistera à produire des engrais avec du phosphate marocain et du gaz nigérian.

Ce partenariat conduira à terme à la création de 50.000 emplois et à la production de 1,3 million de tonnes  d’engrais au Nigeria. Un investissement de 2,4 milliards de dollars est injecté en Ethiopie pour la construction d’une usine de production d’engrais de classe mondiale d’une capacité de production de 2,5 millions de tonnes d’intrants par an jusqu’à 2022. Un projet qui permettra au pays d’être auto suffisant en engrais tout en créant des opportunités d’exportation. Un montant supplémentaire d’1,3 milliard de dollars est investi permettant à la plateforme d’atteindre 3,8 millions de tonnes par an. Cette unité de production d’engrais sera alimentée par de la potasse et du gaz éthiopien et par du phosphate marocain. Le Groupe OCP et le gouvernement guinéen ont signé, en février 2017,  un accord d’approvisionnement en engrais de la Guinée. Cette opération d’envergure a permis de quintupler la consommation annuelle d’engrais du pays, passant ainsi d’environ 25.000 tonnes en 2016 à 100.000 tonnes en 2017, tout en réduisant la charge des finances publiques guinéennes dont le budget de subvention a fortement baissé quand bien même le volume d’engrais a été fortement augmenté.Un accord qui vient renforcer la collaboration initiée en 2014, entre le Groupe OCP et l’État guinéen, en faveur de la dynamisation du secteur agricole guinéen, à travers notamment l’élaboration de la Carte de fertilité pour la Guinée et l’organisation de la Caravane Agricole Guinée.

Caravane agricole OCP : 32.000 agriculteurs sensibilisés

En cinq ans seulement, la Caravane Agricole OCP céréales & légumineuses a atteint 100 étapes depuis son lancement en 2012. Ce dispositif visant l’accompagnement et l’encadrement des agriculteurs a bénéficié depuis son lancement à 32.000 agriculteurs. Organisée par le Groupe et la Fondation OCP en partenariat avec le département de l’agriculture, la caravane a clôturé en 2017 sa 6ème édition. Près de 3.400 agriculteurs ont pu bénéficier, en cette année, de près de 150 ateliers préparés dans le cadre d’un dispositif pédagogique se focalisant sur l’agriculteur, ses besoins en fertilisation raisonnée et la nécessité d’assurer la durabilité de son activité.

Les nouvelles technologies ont été au cœur du dispositif notamment à travers des déclinaisons digitales de la Carte de fertilité des sols qui couvre aujourd’hui plus de 7,12 millions d’hectares de terres agricoles, sur l’ensemble de la surface agricole utile. Près de 40 doctorants et étudiants en master liés à l’agriculture ont également bénéficié de ces caravanes. De même, des élèves de lycées agricoles des régions visitées et des écoliers étaient au rendez-vous pour découvrir le concept et le programme. D’importantes ressources humaines et matérielles sont déployées dans ce sens. Citons à cet effet un laboratoire mobile d’analyse de sol et une plate-forme informatique contenant la base de données de la Carte de fertilité. Notons que les principaux messages de la Caravane ont eu une large diffusion auprès des agriculteurs, grâce notamment aux émissions radio (jusqu’à 190.000 auditeurs) qui ont permis aux agriculteurs de suivre l’essentiel du contenu de la caravane.

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