SNI : C.A. consolidé de près de 7,7 milliards de DH

1994. Date à laquelle la Société Nationale d’Investissement (SNI) est privatisée. En 1996, elle traverse un mouvement de recentrage et procède à la cession de ses «participations minoritaires non stratégiques» comme celles détenues dans la Samir et dans le CIH. En 1999, le groupe ONA entre en lice et devient actionnaire de référence de la SNI. Une année plus tard, elle intègre «la nouvelle organisation de l’ONA» et c’est à hauteur de 58,57% que l’ONA participe au capital. La SNI concentre ses activités dans des secteurs stratégiques tels les mines et les matériaux de construction, l’agroalimentaire et les boissons, la distribution et les activités financières.
Concernant ce dernier volet, il est indiqué dans le rapport de l’exercice 2001 de la SNI que ces dernières : «regroupent les participations dans la société de bourse Somocovam, et dans ALD Automobile Maroc, société spécialisée dans la location de véhicules longue durée, créée en partenariat avec la Société Générale et Renault Maroc, et dont l’activité a démarré en mars 2001».
Par ailleurs, si la branche agroalimentaire-boisson a enregistré un chiffre d’affaires de près de 2,9 milliards de DH, il reste que ce sont les performances des mines et matériaux de construction qui ont contribué à la croissance de 6,7% par rapport à l’année 2000 du chiffre d’affaires consolidé de la SNI. Ce dernier s’élève à près de 7,7 milliards de DH en 2001, contre les 5,59 milliards de DH l’exercice précédent, la différence étant de l’ordre de 38,8%. Notons que le métier des mines et matériaux comprend des partenariats et des participations dans le groupe Lafarge Maroc, Sonasid et la Compagnie Minière de Taouissit. Quant au résultat d’exploitation consolidé, il enregistre un résultat global de près de 1,4 milliard de DH, c’est-à-dire de plus de la moitié par rapport à l’exercice 2000, soit une progression de plus de 27,2%.
Et c’est toujours notamment la croissance de la branche mines et matériaux de construction, qui affiche un taux de plus de 27,9%, à laquelle le groupe doit cette performance. Elle reste inhérente comme le souligne le document, «à l’amélioration continue des coûts de production».
Et c’est grâce à cette progression que le résultat courant consolidé a pu afficher une augmentation de 43,0% en comparaison avec l’exercice 2000. D’ailleurs, la marge opérationnelle consolidée, hors Sopriam (50% acquise en 2001), a évolué de 20,7%. Ce qui revient à une amélioration de 3,3 points par rapport à 2000.
Pour sa part, le résultat net consolidé affiche près de 1,3 milliard de DH durant l’exercice 2001. En revanche, la contre-performance de Cellulose du Maroc l’année dernière, a entraîné une réduction du résultat net consolidé des sociétés mises en équivalence. Il enregistre ainsi une baisse de 21,2% par rapport à l’année 2000. A propos du résultat net consolidé part du groupe, le document précise que «en comparable (hors Sopriam), la croissance s’établit à plus 15,1% par rapport à 2000». Il faut entendre par «en comparable» un résultat se basant sur une comparaison par rapport à la même structure avec les activités similaires au titre de l’année précédente. Visibilité oblige.

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