Social talk: L’entreprise sociale en quête de cadre juridique

Social talk: L’entreprise sociale en quête de cadre juridique

C’était une occasion pour mettre en valeur et en vente leurs produits. Entre celui qui étale des créations de peinture sur verre et celle qui expose des produits variés, le visiteur avait l’embarras du choix. Dans l’autre bout de la salle, c’est de ces entrepreneurs sociaux et d’autres qu’il s’agissait puisqu’un social talk leur a été dédié par Olea Institute pour le développement et l’entrepreneuriat solidaires. Un événement consacré au financement de l’entreprise sociale et les outils de mise en œuvre de celui-ci. Encore faut-il qu’il existe un cadre juridique régissant cette structure.

Absence de réglementation

«Il n’existe pas de réglementation qui puisse citer une entreprise sociale», a avancé Younes El Jaouhari, président d’Olea Institute, en précisant que les entreprises sociales représentent 10% du PIB. L’interlocuteur, qui a révélé ses origines de «jebli», n’a pas manqué, par l’occasion, de rappeler que son grand-père était entrepreneur social en confection de djellabas. A propos de la réglementation, Mustapha El Baze, membre d’Olea Institute, a abondé dans le même sens. «Il faut légiférer pour donner un cadre», a-t-il martelé. Un point de vue qui a également été partagé par Larbi Belarbi, membre du Conseil économique, social et environnemental.

Outils de financement

«Il existe une pléthore d’outils d’accompagnement de financement des entreprises, quand bien même l’entreprise demeure assujettie aux contraintes du marché», indique Abderrahim Aquesbi, DGA Maroc Export en prenant appui sur trois mots-clés pour définir une entreprise sociale. Il s’agit de la pérennité, l’innovation et la rentabilité. Cependant, l’entreprise sociale semble un concept dont la définition se recherche encore. A propos du financement, Imane Belmaati, responsable développement de l’entrepreneuriat à Attijariwafa bank, a, pour sa part, appelé à encourager d’autres formules de financement. «Nous sommes appelés à une meilleure exploitation des formules existantes en encourageant celles de la finance participative», a appyé Noureddine Hachami, membre d’Olea Institute.  

Apport en expérience

Le social talk a été marqué par un apport en expérience étrangère. Tel a été le cas de  Jean-Michel Lecuyer, DG du comptoir de l’innovation, fonds d’investissement européen pour l’entrepreneuriat social, qui a donné l’exemple d’une maison de retraite qui génère un financement de par la contribution des vieux fortunés pour le bonheur de ceux infortunés.   

Projets d’Olea Institute  

Le Social Talk a également été l’occasion de signer un protocole d’accord pour le lancement des travaux concernant la création en 2016 du «Label entreprise sociale» ainsi que du «Package d’accompagnement et de financement de l’ES». Cette initiative menée par Olea Institute et ses partenaires Attijariwafa bank, l’ANPME, la CCG et le Comptoir de l’innovation vise à élaborer un cadre qui permettrait à l’entreprise sociale de voir le jour au Maroc. Ainsi, toute structure agissant dans le champ de l’entrepreneuriat social pourra prétendre à ce label et bénéficier des avantages du package d’accompagnement et de financement. A ce titre, Olea Institute envisage d’accompagner 20 structures en 2016 en vue de leur transformation en entreprises sociales.
 

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