Sofrecom veut créer un écosystème digital au Maroc

Sofrecom veut créer un écosystème digital au Maroc

Entretien avec Jacques Moulin, directeur général de la filiale du Groupe Orange
ALM : Qu’est-ce que cela vous fait de célébrer 50 ans de Sofrecom jeudi dernier à Rabat ?  

Jacques Moulin : C’est un moment de fête parce que nous avons la chance de fêter à la fois les 50 ans du Groupe Sofrecom et les 15 ans de Sofrecom service Maroc au Maroc. C’est une chance assez rare dans la vie d’une entreprise, voire celle d’un dirigeant. 50 ans pour le Groupe Sofrecom c’est aussi le moment où on fait le bilan et on capitalise sur son expérience comme on fait de nouveaux projets.

Quel bilan dressez-vous du Groupe?

Quand on regarde le chemin parcouru à travers l’échiquier mondial dans le secteur des télécommunications, on se rend compte que Sofrecom a participé à toutes les révolutions technologiques, techniques mais aussi d’une certaine façon sociétale parce que nous participons à des projets du gouvernement et cela est une vraie fierté. Le second point c’est que nous avions, il y a 15 ans, fait le pari d’installer un site offshore au Maroc. On se rend compte que ce pari était le bon puisque nous avons décidé, pour le compte de clients internes au Groupe Orange mais aussi bientôt pour des clients qui seront en dehors du Groupe Orange, il s’agit de créer un nouveau site qui sera dédié aux métiers du digital, ceux d’avenir et hautement qualifiés, voire qui permettront d’accompagner la transformation. Il est question de révolution numérique qui concerne à la fois les relations entre les administrations et les administrés mais aussi les relations entre une entreprise et ses clients, une entreprise et ses salariés et plus largement les relations dans la vie personnelle de chacun.

Comment envisagez-vous d’exploiter ces réalisations pour votre 3ème site au Maroc, notamment à Casablanca, destiné à créer 400 emplois ?  

Nous allons au Maroc utiliser l’ensemble des compétences et le vivier du  potentiel qui existe à travers l’université et les écoles marocaines pour créer un écosystème qui va être digital embarquant toutes les capacités d’entrepreneur qui existent au  Maroc en ayant le soutien et la force d’innovation aussi du Groupe Orange en mettant en réseau l’ensemble de nos implantations locales Sofrecom puisque nous sommes présents en Argentine, en Tunisie et à Dubai, entre autres.

Quelles sont vos ambitions au Maroc?

Elles se situent sur différents registres. La première concerne la création d’emplois dans le cadre de l’activité nearshore et digitale. Le second aspect concerne le business local, là la balle est dans le camp des entreprises locales. Nous avons d’ores et déjà des clients marocains qui sont des entreprises publiques ou parapubliques. Notre souhait c’est, compte tenu du fait que nous sommes un levier de développement pour le Groupe Orange mais aussi pour un grand nombre d’opérateurs puisque nous sommes le levier de la transformation digitale, de mettre à la disposition des entreprises marocaines, grands groupes ou PME, le savoir-faire que nous avons si développé et sur lequel nous savons capitaliser pour leur permettre d’être dans une expérience client idéale et dans une expérience salariée qui soit au rendez-vous.

Quelles sont vos perspectives pour l’Afrique ?

Pour nous, cela a été l’un des moteurs du choix du Maroc pour la constitution de ce deuxième site au Maroc outre un troisième en Tunisie. Le Maroc est une passerelle entre la France et le continent africain. Le poids économique du Maroc et  les partenariats qui existent entre le Maroc  et les différents Etats africains sont pour nous une vraie valeur. C’est d’ailleurs à ce sujet que nous avons signé une lettre d’intention avec le ministère des MRE.

Que prévoit cette lettre d’intention signée jeudi avec le ministère de MRE?

Il s’agit de faire appel à des viviers de compétence dont le ministère dispose pour nous accompagner dans des projets sur le continent africain ou européen ou encore sud-asiatique. Et puisque nous sommes en cours de constitution d’équipes en Côte d’Ivoire et Abidjan là aussi il s’agit de faire en sorte que nous puissions accompagner avec les potentiels marocains tous les projets des différents gouvernements ou des différents opérateurs de télécommunications ou autres d’ailleurs.

Respectez-vous une démarche genre dans votre management ?

C’est un crédit à rendre au Maroc. Nous avons au sein de nos équipes à Rabat et ce sera le cas à Casablanca un taux d’accès des femmes aux postes d’ingénieurs et postes à responsabilité qui est très important. Cela fait partie de la politique de responsabilité sociale de l’entreprise mais aussi managériale. Le créneau que nous avons au sein de Sofrecom c’est aussi de permettre aux femmes jeunes diplômées ou celles ayant une expérience dans des entreprises de pouvoir avoir un parcours dans le monde de la technique et de l’IT et avoir des responsabilités. C’est ce que nous avons démontré à Rabat et démontrerons en l’amplifiant à Casablanca.

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