Sommet africain du commerce et de l’investissement à Ifrane : Le Congo à l’honneur

Sommet africain du commerce et de l’investissement à Ifrane : Le Congo à l’honneur

200 décideurs politiques et opérateurs économiques y sont attendus

L’événement devra permettre de concrétiser les recommandations de la Déclaration d’Ifrane et de renforcer l’impact du Forum. Les organisateurs sont formels et comptent bien faire de l’événement un catalyseur d’affaires.

La prochaine édition du Sommet africain du commerce et de l’investissement se tiendra les 29 et 30 novembre à Ifrane. Les organisateurs comptent réunir autour d’une même plate-forme de débats 200 décideurs politiques et opérateurs économiques représentant 25 pays d’Afrique. Retenant les pôles de profitabilité sectoriels clés, ce sont l’industrie, les énergies, le tourisme et les infrastructures qui retiendront l’intérêt général. Et pour assurer la continuité de l’accord signé entre le Congo et le Maroc en avril dernier, la République du Congo a été mise à l’honneur pour cette édition. Ce pays hôte sera représenté en effet par 30 acteurs économiques et publics pour justement mettre en œuvre les différents axes de la convention de partenariat signée entre les plus hauts responsables des pays respectifs. La délégation congolaise sera présidée par Henri Djombo, ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Elle compte Alain Akouala Atipault, ancien ministre des zones économiques, et des patrons d’entreprises, Paul Obambi, fondateur et Pdg de Sapro Group et président de la Chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture et des métiers de Brazzaville et Claude Wilfrid Etoka, Pdg. D’autres personnes influentes représenteront les intérêts du Sénégal, du Rwanda, de la Côte d’Ivoire, du Nigeria et du Burkina Faso. Tous ensemble pour débattre de la coopération Sud-Sud. L’objectif étant de partager des expériences et de repérer des partenaires potentiels.

En clair, l’événement devra permettre de concrétiser les recommandations de la Déclaration d’Ifrane et de renforcer l’impact du Forum.
Les organisateurs sont formels et comptent bien faire de l’événement un catalyseur d’affaires. Et pour retenir les grands axes qui ont fait l’actualité du Maroc ces dernières années, la thématique du genre est placée au premier rang. Khadija Idrissi Janati, présidente de Ifrane Forum, promet des annonces concrètes lors de l’événement. Ce qui est officiel pour l’heure à ce sujet c’est que la thématique «Femmes dans l’économie africaine, mesurer l’impact et changer les paradigmes» sera débattue.

Et pour cause, selon l’Organisation des Nations Unies, «le taux d’activité économique des femmes en Afrique avoisine en effet les 62% dépassant celui de la plupart des autres zones économiques du Monde». Ifrane Forum réunira à cet effet une cinquantaine de femmes africaines d’horizons divers pour en débattre et prendre position. Autre priorité de l’événement, la création de start-up africaines. Une trentaine de jeunes entrepreneurs, opérant dans les secteurs de l’énergie, la technologie, la santé, la construction, l’agriculture et la revalorisation des déchets a été conviée à partager ses expériences. Pour rappel, les porteurs de projets recensés ont pu bénéficier d’accompagnement à travers l’incubateur Bidaya. Les associer à un tel événement leur donnera l’opportunité de présenter leurs projets dans une perspective de trouver des fonds pour assurer la pérennisation de leur projet. Et quand on sait que l’entrepreneuriat est au cœur de l’équation chômage-création emploi, les enjeux sont énormes.

Sur un autre registre, l’appel à l’investissement sera le cachet spécial de l’événement. L’Afrique attire le plus d’investissements directs étrangers après l’Amérique du Nord. L’énergie, le transport, la logistique et des services financiers seront mis en avant pour attirer les investisseurs. La présence de la Chambre de commerce afro-américaine, permettra de mettre autour de la même table des experts en investissement, des responsables de gouvernements, des investisseurs et des porteurs de projets…
Les organisateurs insistent sur les actions concrètes à mettre en œuvre. C’est ce qui explique le nombre réduit des participants. Les inscriptions ont été bouclées malgré les demandes qui continuent à tomber dans le standard chez l’organisateur. A suivre…

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