Sommet du G20 : l’Union européenne crie victoire

Sommet du G20 : l’Union européenne crie victoire

L’Union européenne a crié victoire, à l’issue d’un sommet du G20 dimanche à Toronto (Canada), estimant que ses vues avaient été largement reprises par les dirigeants des pays riches et émergents à l’occasion de cette réunion. «L’UE est venue à Toronto avec un ordre du jour clair. Le résultat du sommet reflète une large convergence autour de l’approche européenne», ont affirmé dans une déclaration commune les présidents de la Commission européenne José Manuel Barroso et du Conseil européen Herman van Rompuy. Le bien-fondé des politiques d’austérité annoncées depuis le début de l’année en Europe, qui avaient soulevé des inquiétudes aux Etats-Unis et dans les rangs des pays émergents, a été reconnu par le G20, qui prône toutefois une réduction des déficits «favorable à la croissance». «Les efforts de l’UE en faveur de la stabilisation et de la croissance ont été largement bien accueillis à Toronto», se sont encore félicités MM. van Rompuy et Barroso. «Les économies avancées se sont engagées à des plans budgétaires qui réduiront au moins de moitié les déficits d’ici à 2013 et stabiliseront ou réduiront la dette publique par rapport au PIB d’ici à 2016», indique le texte de la déclaration finale de ce sommet. La chancelière allemande Angela Merkel s’est félicitée de cette disposition : «c’est plus que j’attendais, c’est un succès». Par ailleurs, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a minimisé, dimanche à Toronto, le débat qui aurait eu lieu au sein du G20, entre croissance et réduction des déficits budgétaires, estimant qu’il avait peu d’intérêt. «Le débat, pour nous, est vraiment faussé. En fait les choses sont beaucoup plus simples que d’avoir un débat: la situation, la position budgétaire diffèrent d’un pays à l’autre», a déclaré M. Strauss-Kahn lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet de ce groupe de pays riches et émergents.«La question n’est pas : consolidation budgétaire ou croissance. C’est: consolidation budgétaire et croissance», a-t-il poursuivi. «La réalité est que personne ne peut échapper à la nécessité de mettre en œuvre le type de politique qui stimule la croissance. Certains, en plus de cela, doivent prendre soin de leur situation budgétaire», a souligné le dirigeant de l’institution multilatérale. Interrogé sur les propos du président des Etats-Unis, Barack Obama, qui a estimé que «les Américains ne peuvent pas payer et ne paieront pas pour assurer la prospérité du monde», M. Strauss-Kahn a également relativisé ce point de vue. «Les Américains ont un peu le sentiment qu’ils tirent la croissance mondiale, mais ce n’est pas tout à fait vrai, ce sont les Asiatiques», a-t-il souligné. «Là où je comprends Obama, c’est que 1% de croissance dans la zone euro ça nous plombe tous», a dit M. Strauss-Kahn. Mais il a estimé que «la vraie question» était de savoir «pourquoi» la croissance entre régions du monde était aussi déséquilibrée. Interrogé sur la taxe bancaire, M. Strauss-Kahn a considéré qu’il n’y avait «pas vraiment un recul» par rapport au sommet de Pittsburgh (Etats-Unis) en septembre, à l’issue duquel le FMI avait été chargé de faire des propositions en vue d’une telle taxe.

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