Sonasid : La sidérurgie en grosse difficulté

Sonasid  : La sidérurgie en grosse difficulté

2012 fut une année charnière pour la sidérurgie. La conjoncture a eu un fort impact sur les réalisations des plus grands industriels tant bien au niveau national qu’à l’international. Au Maroc, l’attentisme était le maître mot du premier semestre d’où la pression sur les prix de ventes. Préserver les parts de marché en jouant sur le niveau des prix, un choix stratégique pour lequel a opté la Sonasid qui malgré les difficultés du secteur a réussi à réduire son endettement et à asseoir une bonne assise financière. «Nous avons pu réduire notre endettement net à 100 millions de dirhams contre 362 millions de dirhams en 2011 et générer une capacité d’autofinancement de 47 millions de dirhams», indique Ayoub Azami, directeur général de Sonasid, lors de l’annonce des résultats au titre de l’exercice 2012. Les résultats financiers 2012 se sont inscrits en recul par rapport à l’exercice précédent. Le résultat net du premier semestre était en ligne avec celui de 2011, soit 60 millions de dirhams générés. «le retour à la marge positive ne s’est opéré qu’à partir de novembre permettant ainsi une certaine préservation de nos volumes et de notre part de marché», précise M. Azami. 2012 a été également une année d’exploration de Sonasid. La société a accéléré la mise en œuvre de son plan stratégique, reposant sur l’intensification du programme d’optimisation des coûts, l’amlioration de la performance technique et l’outil industriel ainsi que la consolidation des actions relatives à la distribution et la baisse des charges financières et gestion efficace du risque. «Cette feuille de route a démontré notre compétitivité au niveau national. Ce qui nous pousse par ailleurs à développer de nouvelles visions, notamment en termes de sourcing, rationalisation des coûts fixes, optimisation des coûts de transformation et substitution énergétique», relève-t-on du directeur de la Sonasid. En termes de vente, Sonasid a réalisé un bond de 3% au niveau du volume des ventes locales de rond à béton contre un retrait des ventes de fils machines et de billettes. La performance industrielle a concerné principalement l’aciérie dont l’usine a augmenté son rendement grâce à une meilleure préparation de la ferraille. Même rythme pour le laminoir de Jorf Lasfar qui a amélioré ses performances opérationnelles en dépit d’une production en légère régression. Par ailleurs, les indicateurs financiers démontrent une baisse du chiffre d’affaires consolidé qui est passé de 5,48 milliards de dirhams à 4,77 milliards de dirhams à fin 2012. Le résultat net consolidé part du groupe s’est inscrit également en retrait de 93 millions de dirhams contre 107 millions une année auparavant au moment où les capitaux propres consolidés se sont chiffrés à 2,16 milliards de dirhams contre 2,26 milliards en 2011.

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