Sonasid tourne le dos à la crise

Sonasid tourne le dos à la crise

Sonasid s’en tire à bon compte en ce premier semestre 2013. En effet, en dépit d’une conjoncture peu favorable, le géant marocain de l’acier a pu réaliser des résultats en forte résilience. «Ces résultats sont sous-tendus par la stratégie commerciale initiée en 2011 et qui continue à porter ses fruits et les actions menées pour la réduction des coûts fixes et notamment de structure et celles relatives aux performances industrielles», a expliqué Ayoub Azami, directeur général de Sonasid, lors d’une conférence de presse dédiée à la présentation des résultats financiers de l’entreprise au 30 juin 2013 tenue vendredi 4 octobre courant à Casablanca. Et ce n’est pas tout, pour Sonasid, le premier semestre 2013 a également été marqué par une maîtrise des frais financiers et une amélioration de la performance achats ferraille. 

«Les ventes de Sonasid sur le marché national sont restées stables en volume entre le premier semestre 2012 et celui de 2013 malgré un recul de la consommation nationale», a souligné M. Azami. Pour sa part, Abdelilah Fadili, directeur financier de Sonasid, a relevé que «le résultat net, qui continue à faire les frais de l’assainissement des comptes de la filiale Longométal Armatures relatif à la situation antérieure à 2012, est toutefois ressorti positif de 123 millions de dirhams en hausse de 105% sur une année». Et de poursuivre : «pour sa part, le chiffre d’affaires de l’entreprise à fin juin 2013 s’établit à 2,535 milliards de dirhams, en baisse de 8% par rapport au premier semestre 2012 en raison de la baisse des volumes à l’export à cause de la fermeture du marché algérien et de la pression sur les prix engendrée par la forte pénétration des imports». Cependant, même dans ce contexte de pénétration importante des importations, Sonasid est parvenue à maintenir ses volumes sur le rond à béton, notamment grâce à la montée en puissance de Sonasid Distribution et à consolider son leadership sur le canal négoce en développant son empreinte dans la distribution nationale. Et ce sont les ventes de fil machine qui ont été fortement impactées par la percée des importations. 

«L’endettement net a été réduit à 22 millions de dirhams contre 225 millions de dirhams à la même période de l’année passée grâce à l’EBITDA positif généré et une bonne maîtrise du besoin en fond de roulement. Ainsi, le taux d’endettement ne représente que 2% des fonds propres», s’est félicité M. Azami.

Par ailleurs, dans le volet perspectives, il explique que «sur le plan opérationnel, Sonasid poursuivra le renforcement de ses axes prioritaires dont la diversification ferrailles, l’optimisation des coûts, la consolidation de la distribution directe, la différenciation qualité produits et services et la substitution énergétique». À ce titre, il convient de relever que la surcapacité de la sidérurgie européenne est encore élevée, que sa restructuration se fera dans la durée et que la pression perdurera sur les prix pratiqués à l’international. Dans ce sens, M. Azami prévoit que «l’application des mesures de sauvegarde pourrait permettre de rééquilibrer la situation vis-à-vis de la politique de prix à l’export des concurrents internationaux».

 

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