Stagnation des secteurs industriels

Stagnation des secteurs industriels

Durant le mois de juillet dernier, c’est la stagnation qui a été le mot d’ordre dans la plupart des secteurs industriels. En effet, et selon les résultats de l’enquête sur les prix à la production industrielle, énergétique et minière, réalisée mensuellement par le Haut Commissariat au Plan (HCP), seul le secteur des industries manufacturières a enregistré, au terme du mois de juillet, une toute légère progression, de l’ordre de 0,1 %, par rapport au mois de juin 2006.
Le HCP a notamment expliqué cette progression par les augmentations enregistrées au niveau des branches de la «métallurgie» (+2,1%), ainsi que par la progression, mais dans une moindre mesure, enregistrée au niveau des branches de raffinage de pétrole (+0,7 %), de l’industrie du caoutchouc et des plastiques (+0,5 %), et de la fabrication de machines et appareils électriques (+0,4 %). Il faut cependant préciser que d’autres branches du secteur des industries manufacturières ont enregistré une baisse de régime, notamment l’industrie textile qui a connu une baisse de l’ordre de 1,4% et les industries alimentaires dont la diminution a été de l’ordre de 0,3%.
Notons, par ailleurs, dans le secteur des industries manufacturières, la quasi-stagnation de branches telles que celles de l’industrie du tabac, de la fabrication de machines d’équipements ou encore celle de l’industrie automobile.
Le secteur de la production et distribution d’électricité et d’eau et celui des industries extractives ont également enregistré une stagnation, toujours selon les résultats de l’enquête sur les prix à la production industrielle, énergétique et minière.
Ahmed Lahlimi, Haut Commissaire au Plan, estime que les résultats de cette enquête sont tout à fait conformes à la conjoncture actuelle. Juillet étant un mois où, souvent, la plupart des entreprises du secteur industriel, énergétique et minier ferment, soit pour des raisons d’entretien ou pour des raisons de congé.
C’est donc un mois qui a ses spécificités. Ce qui explique, en majeure partie, la stagnation enregistrée au niveau de plusieurs secteurs et industries de la production industrielle, énergétique et minière.
«Il y a au contraire certaines entreprises, notamment dans les secteurs des services, du tourisme ou encore dans celui de l’agriculture, qui fonctionnent à plein régime en ce mois de juillet», renchérit le Haut Commissaire au Plan.
Il s’agit donc de résultats qui restent relatifs et qu’il faut remettre dans leur contexte. Selon Ahmed Lahlimi, « il s’agit là de variations mensuelles. Il faut en fait suivre les variations sur chaque trimestre pour pouvoir faire des prévisions». Il faut, par ailleurs, attendre le mois de septembre pour obtenir les résultats d’enquêtes plus approfondies et qui permettront de mieux évaluer la conjoncture actuelle.
Rappelons que l’indice des prix à la production est un indicateur conjoncturel reflétant l’évolution mensuelle ou trimestrielle des prix de transaction des activités économiques.
Il s’agit là d’un indicateur préliminaire des pressions inflationnistes dans l’économie. Cet indice sert notamment à mesurer l’évolution relative des prix au stade de la production, c’est-à-dire, au niveau des prix «sortie – usine» hors taxe des produits industriels, énergétiques et miniers fabriqués localement.

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