Strasbourg veut évaluer le Maroc

Le premier rapport-pays que va élaborer la Commission européenne concernera le Maroc. C’est une nouvelle expérience dans laquelle elle se lance comme partie intégrante de sa stratégie relationnelle avec ses partenaires de la Méditerranée. Le principe de ce rapport pays, communément appelé «country profile» est presque le même que celui adopté par la Banque Mondiale. «Il s’agit de décrire toute la situation du Maroc. Pour ce, je vais voir des économistes marocains, des membres du gouvernement, des experts, afin de préparer d’ici au mois de juillet un véritable Panorama du Maroc», a déclaré Jean-Louis Reiffers, connu pour être un grand promoteur du partenariat Euromed et par ailleurs président de la Commission scientifique de l’Institut Méditerranéen de Marseille au bureau de la MAP. C’est en effet ce même institut qui a été chargé par la Commission européenne pour assurer la coordination de la réalisation de ce rapport.
Dans le cadre de la mission qui lui est attribuée, M.Reiffers doit lancer un appel d’offres pour d’abord constituer et ensuite piloter l’équipe d’économistes qui s’attèleront pendant les six prochains mois sur la préparation du country profile sur le Maroc. Pour ne pas perdre de temps, le coordinateur de ce projet a entamé lundi une visite d’une semaine au pays, durant laquelle il compte s’entretenir comme convenu avec des responsables gouvernementaux et des universitaires de renommée.
Le Maroc ne constitue pas l’unique projet qu’il a dans sa valise. Il a aussi la charge de coordonner le rapport sur un autre pays du Maghreb , la Tunisie en l’occurrence. Dans une deuxième étape, soit sur une période étalée sur cinq année, le président de la commission scientifique de l’Institut Méditerranéen de Marseille prévoit d’élaborer des country profiles pour l’ensemble des autres Pays Partenaires de la Méditerranée (PPM) appartenant aux rives Sud et Est de la Méditerranée .
C’est en effet en recourant au réseau FEMISE composé de 95 instituts de recherche en économie représentant les 27 partenaires méditerranéens du processus de Barcelone que le travail dont il est question sera dirigé. FEMISE, rappelons –le, est soutenu par la Commission Européenne dans le cadre du volet régional de MEDA, et est co-animé par l’Institut de la Méditerranée de Marseille et l’Economic Research Forum du Caire.
Les rapports qui seront élaborés permettront de mettre sous le microscope les faiblesses, mais aussi les forces d’économies qui ont du mal à assurer un développement intégré.

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