mai 27, 2017

Stratégie nationale, la feuille de route de la logistique

Stratégie nationale, la feuille de route  de la logistique

Actée en 2010, son déploiement complet est prévu pour 2030

La stratégie a été conçue pour accompagner le positionnement du Royaume en tant que hub régional pour les investissements à forte valeur ajoutée. Ladite stratégie devait également permettre au secteur de la logistique de s’adapter aux besoins des différentes stratégies sectorielles lancées par le Maroc au cours des années 2000 sans oublier la politique des grands chantiers d’infrastructures de transport et les grands efforts d’investissement y afférents.

La logistique a été souvent considérée comme le talon d’Achille pour certains secteurs économiques. Pour faire face à cette réalité qui commençait à poser un sérieux problème, la réponse de l’Etat n’a pas beaucoup tardé avec la mise en place d’une stratégie nationale pour le développement de la compétitivité logistique du Maroc.

Fruit d’un travail entre l’Etat et le secteur privé, la stratégie a été conçue pour accompagner le positionnement du Royaume en tant que hub régional pour les investissements à forte valeur ajoutée. Ladite stratégie devait également permettre au secteur de la logistique de s’adapter aux besoins des différentes stratégies sectorielles lancées par le Maroc au cours des années 2000 sans oublier la politique des grands chantiers d’infrastructures de transport et les grands efforts d’investissement y afférents.

Ainsi, la stratégie pour le développement de la compétitivité logistique du Maroc a vu le jour. Elle a été actée par la signature d’un contrat-programme pour le secteur. Ce dernier définissait le cadre de développement de la logistique au Maroc tout en fixant les grandes lignes et les objectifs de la stratégie intégrée pour le développement de la compétitivité logistique.

Le but ultime était de permettre au Royaume de se positionner en tant que hub régional de la logistique au niveau de l’Afrique. Plusieurs objectifs avaient été définis, notamment la réduction du poids des coûts logistiques du Maroc par rapport au PIB (Produit intérieur brut) pour le ramener à 15% contre 20% avant le lancement de la stratégie. Celle-ci devrait, en outre, accélérer la croissance du PIB en gagnant 5 points sur 10 ans par l’augmentation de la valeur ajoutée induite par la baisse des coûts logistiques et l’émergence d’un secteur logistique compétitif. La stratégie avait également un volet environnemental puisqu’elle devrait contribuer à la réduction des émissions de CO2 liées au transport routier de marchandises de 35% à moyen terme et la décongestion des routes et des villes. Plus concrètement, la stratégie logistique marocaine avait été déclinée en cinq axes visant à doter le pays d’infrastructures logistiques performantes à travers la mise en place d’un réseau national de zones logistiques devant couvrir une superficie de près de 3.300 ha en 2030, réalisé progressivement dans le cadre de schémas régionaux mobilisant du foncier en majorité public et conçu en concertation avec les acteurs locaux sur la base des besoins actuels et prévisionnels de ces territoires.

Le deuxième axe concernait l’accélération de la modernisation du secteur à travers des plans d’actions sectoriels d’optimisation des flux logistiques. Le troisième axe regroupait, quant à lui, les actions favorisant l’émergence de logisticiens intégrés et performants. Enfin, les quatrième et cinquième axes portaient respectivement sur un plan national global de développement des compétences en logistique et le renforcement de la gouvernance du secteur via la mise en place d’instances dédiées, en l’occurrence l’AMDL et l’Observatoire marocain de la compétitivité logistique (OMCL). Si la stratégie avait été lancée dès 2010, la mise en œuvre de l’ensemble de ses mesures et actions relatives s’opère progressivement pour un déploiement complet à l’horizon 2030.

Par ailleurs, le contrat-programme entre l’Etat et le secteur privé prévoyait la conclusion de contrats d’application pour le développement des plates-formes logistiques au niveau régional ainsi que des contrats d’application horizontaux et sectoriels relatifs à la formation et à l’amélioration des chaînes logistiques relatives aux flux des produits énergétiques, produits agricoles, distribution nationale, matériaux de construction et au flux import-export.

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