Suicide chez Enron

Le scandale financier qui entoure la faillite d’Enron a pris vendredi une tournure tragique avec le suicide d’un ancien haut dirigeant du géant américain de courtage en énergie.
Un ancien dirigeant d’Enron, Cliff Baxter, ex-vice-président de la compagnie actuellement en faillite Enron, s’est suicidé dans une banlieue de Houston (Texas, sud). Qui est-il ? Clifford Baxter, âgé de 43 ans, qui avait quitté le groupe en mai dernier, s’est apparemment tué dans une banlieue de Houston au Texas, où se trouve le siège de la société. Enron, qui avait réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires dépassant 100 milliards de dollars, s’est effondré comme un château de cartes après la découverte à l’automne d’irrégularités dans sa comptabilité, ruinant au passage des milliers d’investisseurs et d’employés de l’entreprise qui avaient investi leurs fonds de retraite dans des actions du groupe. Aujourd’hui, la firme texane est placée sous la protection de la loi sur les faillites et elle fait l’objet de multiples enquêtes, des autorités boursières, du département de la Justice et d’une dizaine de commissions parlementaires.
Sous le titre « Suicide », un communiqué du département de la police de Sugar Land, près de Houston, indique que Baxter a été trouvé mort d’une blessure par balle à la tête dans une voiture. Une lettre indiquant son intention de se suicider a été trouvée à côté de lui, précise le communiqué. Le groupe Enron a confirmé dans un bref communiqué la mort de son ancien dirigeant sans donner de précision. « Nous sommes très attristés par la disparition tragique de notre ami et collègue », affirme la direction. Il faut rappeler que Baxter a été vice-président du groupe énergétique jusqu’en mai 2001, date à laquelle il a démissionné. Il était entré dans ce groupe en 1991, selon Enron.
Encore plus de coîncidence. L’apparent suicide de Baxter intervient au lendemain d’auditions mouvementées au Congrès sur la déroute financière d’Enron et le cabinet qui était alors chargé de son audit, Arthur Andersen. Il intervient également après la démission surprise, mercredi du patron d’Enron, Kenneth Lay. Affaire à suivre.

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