Sur la voie du «tout propre»

Sur la voie du «tout propre»

Crédit CO2, émissions NOX, énergie propre, cultures et production Bio, biocarburant, autant de termes et concepts qui font partie du quotidien de tout le monde. Effet de serre, réchauffement de la planète, inondations, raréfaction de l’eau, changements climatiques, autant de cauchemars qui hantent notre vie de tous les jours. ONG, partis politiques, mouvements altermondialistes, tous, ou presque, font aujourd’hui de la préservation de l’environnement sinon leur cheval de bataille, une préoccupation et un axe majeur de leur action. Les entreprises s’y mettent à leur tour. Produire propre est presque devenu un sésame pour conquérir des marchés qui se font de plus en plus difficiles à pénétrer. Une certification a même été inventée pour rétribuer les plus méritantes. ISO 14000.
La planète terre n’a jamais été autant cajolée et bichonnée, ou du moins ainsi, pense-t-on. Car, le monde n’a jamais produit aussi de gaz polluants, détruisant autant d’arbres et de centaines d’hectares de forêts,  que pendant ces dernières années. Les Etats ont même créé un processus pour contraindre leur industrie à polluer moins. Le processus de Kyoto auquel les plus grands producteurs de gaz à effet de serre n’ont jamais adhéré. Les autres, le Maroc en fait partie, ne font que subir. Cela ne les exempte pas pour autant de prendre leur part de responsabilité. C’est ainsi que nos entreprises ont découvert les mérites d’une certification ISO 14000, les bienfaits de produire propre.  Les autorités ne restent pas non plus les mains liées à observer, ce processus de destruction de la nature. Lois et règlements on été élaborés et programmes d’action mis en plus. Objectif, réduire la pollution aussi bien des entreprises que dans les moyens de transport. Le concept de «pollueur-payeur» fait son chemin et des efforts ont été déployés pour réduire les effets des gaz d’échappement. Renouvellement du parc des véhicules, les camions en l’occurrence fait partie des mesures les plus en vue. Contrôle des émissions également dans différents centres urbains, Casablanca fait office d’expérience pilote depuis des années. Egalement en cours un vaste programme de limitation et rationalisation de la consommation de l’énergie. Des mesures dirigées aussi bien vers les entreprises que vers les ménages ont été initiées. A cela s’ajoute ce défit de produire d’ici 2020, 20% de l’énergie électrique à partir des énergies éoliennes. C’est ainsi que des centaines de ces palles, sous l’effet de la seule vitesse du vent, produisent déjà à Tétouan, ou sont sur le point de le faire à Tanger, Essaouira et Tarfaya des centaines de mégawatts d’énergie électrique propre, naturelle et surtout renouvelable. Dans cinq ans, 10% de l’électricité consommée au Maroc sera produite via des énergies renouvelables, ce qui représente une production de 1000 MW d’ici 2012, et ce, grâce au lancement de l’«Initiative 1000 MW».
De même, de 10.000 ppm, notre gasoil est en phase de passer à 350 ppm, l’on parle même de faire le grand pas et tenter carrément de 50 ppm l’année prochaine. L’idée est de plus en plus prise au sérieux, gouvernement et société concernée font montre d’une bonne foi indéniable. Des conventions de partenariat avec les unités industrielles représentant les principales sources de pollution sont en cours d’élaboration. Finalité, créer des systèmes d’auto-contrôle au sein des unités industrielles, en mettant en place un reporting régulier à transmettre aux autorités compétentes, en sensibilisant l’ensemble du personnel de l’entreprise. Il est également question d’inciter les responsables de ces unités à intégrer la dimension environnementale auprès de leur personnel à travers de nouveaux process (ISO 14001 et autres certifications). Autant de chantiers ouverts pour un environnement meilleur, digne héritage pour les générations à venir.

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