Tafilalet et Figuig : La tutelle recense les artisans mineurs et lance une étude

Tafilalet et Figuig : La tutelle recense les artisans mineurs et lance une étude

Pour ouvrir la région aux investisseurs privés

Le ministère de l’énergie, des mines et du développement durable lancera une étude pour déterminer les premières zones d’investissement dans la région Cadetaf. Cette étude s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de restructuration de l’activité minière artisanale dans la région de Tafilalet et de Figuig.

«Ce projet qui s’étend sur une superficie de 60.000 km2 renferme des potentialités minières prometteuses, pour ouvrir la région aux investisseurs privés tout en préservant les droits des artisans mineurs», a souligné Aziz Rabbah, ministre de l’énergie, des mines et du développement durable, lors d’une journée de formation organisée hier à Rabat. Outre l’étude de la subdivision de la région en zones qualifiées de point de vue minier, et leur promotion auprès des investisseurs, le département de tutelle procédera au recensement de tous les chantiers artisanaux et les artisans mineurs de la région, ainsi qu’à la préparation et le lancement des premiers appels à manifestation d’intérêt et la promotion des potentialités minières dans cette région et le soutien de la Centrale d’achat et de développement de la région minière de Tafilalet et Figuig, pour mener à bien les tâches qui lui sont assignées.

De principales réformes législatives et réglementaires seront mises en œuvre pour la période 2017-2021 dans le secteur des mines

Pour booster les activités minières, le département de tutelle procédera à la mise en œuvre de la loi n ° 74.15 relative à la région minière de Tafilalet et Figuig, et la préparation de ses textes d’application. «Après l’entrée en vigueur de la loi n ° 33.13 relative aux mines, à compter du 23 mai 2016, le ministère accorde une priorité à la mise en œuvre de ses dispositions par l’édition de ses décrets d’application. Et dans le cadre de la réhabilitation du patrimoine minier national et de la rationalisation de son exploitation, une décision a vu le jour portant sur les conditions de renouvellement des permis de recherche et des permis d’exploitation arrivés à échéance, ou abandonnés ou retirés, afin de les attribuer aux investisseurs intéressés». Parmi les principales réformes, la refonte de la loi n° 33.13 relative aux mines afin d’examiner et d’introduire certaines dispositions, comme la distinction et la levée de la confusion entre les produits relevant de la loi sur les mines de ceux relevant de la loi sur les carrières, et l’introduction de dispositions relatives à l’étude d’impact sur l’environnement pour l’exploitation des haldes et terrils. Le département de Rabbah s’engage également à la modification du cadre juridique, administratif et réglementaire pour encourager les investissements dans le secteur minier, notamment par l’introduction d’incitations en vertu de la loi de Finances et la loi sur l’investissement.

Principaux défis du secteur minier

Selon Abderrahim El Hafidi, secrétaire général du ministère de l’énergie, des mines et du développement durable, le secteur minier hors phosphates est confronté à de nombreux défis, notamment la faiblesse de l’exploration du territoire national et du taux de couverture géologique, ce qui rend difficile l’exploration de nouveaux gisements. Par ailleurs, l’exploitation minière artisanale dans la région minière de Tafilalet et de Figuig se caractérise par une faible contribution dans la production minière nationale, bien que cette région possède d’importantes ressources minérales. «Le sous-sol marocain n’est pas encore suffisamment exploré, vu que l’activité de l’exploration des hydrocarbures ne concerne qu’un tiers de la superficie des bassins sédimentaires et que le taux de forage au niveau national n’est que de 0,05 puits par 100 km2, contre 10 puits par 100 km2 au niveau mondial».

Mise en œuvre de la première phase de la feuille de route de développement du gaz naturel

Les dispositions relatives à la mise en œuvre de la première phase de la feuille de route nationale pour leJ développement du gaz naturel seront entreprises.

Selon M. El Hafidi, cette feuille de route concerne en plus de la réalisation des centrales à cycles combinés fonctionnant au gaz naturel (CCGT), la réalisation d’une jetée maritime et le Terminal GNL à Jorf Lasfar. L’investissement global de ce projet est estimé à 4,6 milliards de dollars USD.

Feuille de route nationale pour le développement de l’infrastructure géologique et géothématique

La feuille de route nationale pour le développement de l’infrastructure géologique et géothématique vise à développer la cartographie géologique et la géothématique au niveau national. Elle cible des zones prioritaires qui connaissent une faiblesse au niveau de leur infrastructure géologique et géothématique. La mise en œuvre de la feuille de route nationale permettra d’atteindre une couverture complète dans certaines zones cibles d’ici à 2025. Pour accompagner le développement de l’infrastructure géoscientifique, le département de l’énergie et des mines procèdera à la réalisation d’un géo-portail dédié à la diffusion et la promotion de l’information géoscientifique ainsi que le développement d’un Système d’information géographique (SIG). Toujours pour le développement de l’activité géologique, le ministère organisera des journées géologiques du Royaume du Maroc, suite au succès de la première édition organisée en 2016, la deuxième édition sera organisée sous le thème «La géologie au service du développement durable». Outre ces journées, une série de mesures sera prise pour la protection et la valorisation du patrimoine géologique national «cela à travers le control opérations d’exploration, d’extraction et d’exportation, par l’application des dispositions du décret relatif à l’application de l’article 116 de la loi n° 33.13 sur les mines».

Des plates-formes logistiques relatives au stockage et au transport des produits pétroliers

Le ministère de l’énergie, des mines et du développement durable procédera à l’élaboration d’un plan national de développement de plates-formes logistiques, relatives au stockage, à la distribution et au transport des produits énergétiques (charbon, gaz, et produits pétroliers…), et ce en concertation avec l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL).  Ce projet est actuellement en cours d’examen avec cette Agence.

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