Takaful, une assurance qui intéresse 1/4 des Marocains

Takaful, une assurance qui intéresse  1/4 des Marocains

Kantar TNS mesure l’attrait de ce produit

En vue de

mesurer l’impact de cette assurance, le cabinet de conseil a présenté un concept, qui certes n’inclut pas une composante tarifaire, mais a réussi à séduire les personnes interrogées.

En dépit du retard qu’elle a accusé, l’assurance Takaful fait beaucoup parler d’elle. A la veille de l’adoption de ce projet, le cabinet d’étude Kantar TNS a mené une étude visant à mesurer l’attrait de ce nouveau produit auprès d’un échantillon représentatif de la population marocaine. Les principaux enseignements tirés de cette étude convergent tous vers l’intérêt que portent les Marocains pour ce maillon qui manque de l’écosystème participatif. Un engouement manifesté, d’après l’étude, par le 1/4 de la population marocaine.

Un taux qui reste plus élevé par rapport à d’autres pays. «L’assurance Takaful est une composante indispensable. Son impact n’est pas seulement l’épaulement de l’activité bancaire mais aussi la contribution à l’inclusion financière», apprend-on de Mohamed Bellamine, directeur de compte à Kantar TNS. Les initiateurs de l’étude ont conclu, par ailleurs, qu’il s’agit d’un secteur demandeur d’une démarche professionnelle solide de conquête de clients. Ceci passe par une compréhension approfondie de leurs besoins et attentes ainsi que par la présentation d’une offre innovante et la mise en place d’une communication adaptée. L’étude de TNS menée en partenariat avec l’Association marocaine pour les professionnels de la finance participative (AMFP) est venue répondre à trois grandes interrogations. Outre l’assimilation de l’assurance Takaful, TNS a interrogé son échantillon composé de 1.003 personnes réparties dans les 12 régions du Royaume autour de la relation développée avec la banque et l’assurance ainsi que sur le bilan qu’ils font des 18 mois du démarrage de l’activité des banques participatives au Maroc. Il ressort dans ce sens que malgré le temps qu’a pris la finance participative pour voir le jour, cette industrie arrive à percer doucement mais sûrement. En vue de mesurer l’impact de cette assurance, le cabinet de conseil a présenté un concept, qui certes n’inclut pas une composante tarifaire, mais a réussi à séduire les personnes interrogées. «On n’est pas dans un test d’offre bien précise mais de concept. C’est l’une des raisons pour laquelle on a pu avoir un score qui donne un avant-goût de ce qui se passera une fois le produit est mis sur le marché», indique M. Bellamine.

Se référant à l’étude, 24% des Marocains (dont 10% bancarisés) considéreraient de souscrire à l’assurance Takaful. L’étude s’est par ailleurs focalisée sur les caractéristiques qu’apprécie le souscripteur à ce concept. «L’aspect halal, la notion de la solidarité, l’intérêt économique et les offres innovantes sont les clés d’entrée pour conquérir une nouvelle clientèle», apprend-on de Mohammed Bellamine. L’étude a établi, également, un portrait des personnes intéressées par Takaful. On ressort avec 4 profils différents : les convaincus ( 22 %) qui attendent ce produit depuis longtemps, les avertis (26 %) qui considèrent que Takaful est en ligne avec leurs valeurs, les indécis (43%) qui s’attendent à ce que l’on les convainque pour y souscrire et les réfractaires (9%) voyant en cette assurance un produit commercial qui exploite la religion. D’après l’étude, cette assurance viendra répondre à un grand besoin en termes d’assurance-maladie, assurance-vie, épargne éducation, pèlerinage et épargne retraite.

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