Tanger : La nouvelle dynamique des relations maroco-chinoises à l’ordre du jour

Tanger : La nouvelle dynamique des relations maroco-chinoises à l’ordre du jour

Un colloque leur a été consacré le 25 février

Le Maroc et la République populaire de Chine ont vu, grâce à la dernière visite de SM Mohammed VI à la République chinoise, leur coopération se développer à tous les niveaux. C’est du moins ce qui ressort d’un colloque tenu, samedi 25 février, autour des relations maroco-chinoises à Tanger. Initiée par la commune urbaine de Tanger en partenariat avec l’Association d’amitié et d’échange entre le Maroc et la Chine, cette rencontre – dont les travaux se sont déroulés sous le thème «Ibn Battouta et la route de la soie» – s’inscrivait, selon les organisateurs, dans le cadre du renforcement des relations de coopération et d’amitié entre les deux pays. Intervenant à la séance d’ouverture de ce colloque, le maire de la ville, Mohamed Bachir Abdellaoui, a salué l’âme d’Ibn Battouta qu’il a qualifié du premier ambassadeur du Maroc en Chine sans protocole, tout en soulignant la contribution de ce grand voyageur tangérois à la consolidation des liens d’amitié et d’échange entre les deux pays. L’intervenant a tenu à rappeler que les efforts déployés pour le renforcement des relations bilatérales avaient été couronnés par la dernière visite de SM Mohammed VI à la République chinoise. M. Abdellaoui a poursuivi que Tanger a pu, quant à elle, tirer profit de cette nouvelle dynamique dans les relations entre les deux pays, lui permettant d’être ainsi une des destinations de choix des investisseurs et des touristes chinois. «Nous invitons à renforcer les échanges économiques, culturels et civilisationnels», a-t-il dit.   

Même son de cloche chez Sakhr Shi Yuewen, conseiller culturel à l’ambassade de la République populaire de Chine au Royaume du Maroc, qui a souligné le grand apport de la visite de SM Mohammed VI à l’avenir des relations maroco-chinoises marquée par une nouvelle phase de coopération à tous les niveaux. Il en résulte «l’intérêt porté par les investisseurs chinois au Maroc», a dit M. Shi Yuewen.

Ce dernier a tenu à préciser qu’il était impressionné par le grand changement que les villes marocaines ont connu ces dix dernières années, notamment Tanger qui, en plus de ses autres zones industrielles, «compte une des meilleures zones franches au monde. Elle connaît la présence d’importants investissements chinois», a ajouté M. Shi Yuewen.

De son côté, Mohamed Khalil, président de l’Association d’amitié et d’échange entre le Maroc et la Chine, a mis en exergue le rôle joué par Ibn Battouta dans l’ouverture des deux pays l’un sur l’autre. Il a ensuite tenu à louer les autres mérites de ce grand voyageur et explorateur du 14ème siècle, qui se présentait, à travers ses écrits descriptifs aux pays visités, comme un «symbole de coexistence et de tolérance». M. Khalil a déploré le fait qu’Ibn Battouta n’ait pas eu la place qu’il méritait même au Maroc. Contrairement à la République populaire de Chine, celle-ci a continué, selon l’intervenant, de porter un grand intérêt à l’héritage de ce grand voyageur tangérois. A titre d’exemple, «la ville de Guangzhou- qui a marqué l’arrivée d’Ibn Battouta en Chine par la voie maritime- a mis en place une statue de ce personnage mythique», a-t-il dit.

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