Tata : Un million DH pour une unité de valorisation du henné

Tata : Un million DH pour une unité de valorisation du henné

Une convention a été signée dernièrement à Tata pour la création d’une unité de production du henné pour un coût d’un million DH, et ce pour contribuer au développement économique et solidaire dans cette région. Initié par l’association AlKhanouk et le Programme Oasis du sud, ce projet basé dans la commune rurale Ait Ouabelli portera sur la création d’une unité de production et de valorisation du henné et qui devra bénéficier à plus de 50 adhérents de cette association.

Le choix du henné n’est pas le fruit du hasard, cette culture couvre une superficie dépassant les 250 hectares, avec une production annuelle de 19.000 quintaux, génère un chiffre d’affaires annuel de plus de 30 millions de dirhams, selon les données de la Direction provinciale de l’agriculture (DPA). Dans le but de valoriser et d’améliorer la qualité ainsi que la production du henné, et de réhabiliter le patrimoine local, le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime a tracé une feuille de route qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Maroc Vert visant la promotion de la filière du henné et la modernisation des moyens de production.

Dans ce contexte, la DPA de Tata a apporté un soutien à plusieurs associations et coopératives en vue de créer des projets solidaires, pour améliorer les revenus de la population locale.
De plus, l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) a contribué à hauteur de 180.000 dirhams à l’aménagement d’une zone d’irrigation, favorisant l’adoption de méthodes modernes d’irrigation et l’extension des canaux d’irrigation sur la plupart des exploitations agricoles où le henné est cultivé.

Les associations et les coopératives ont pu développer la filière de production du henné à travers la création d’unités de fabrication et d’emballage de produits naturels ne contenant pas de produits chimiques.

La culture du henné est confrontée à plusieurs contraintes tels le recul des superficies cultivées, la concurrence des cultures alternatives (culture de la pastèque), le déficit de la main-d’œuvre causé par l’exode rural, l’exploitation non rationnelle de la nappe phréatique, le problème de la commercialisation et l’adoption par les agriculteurs de techniques de production traditionnelle.

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