Télécommunications : La fusion Suez-Gaz de France en perdition

Depuis la décision du conseil constitutionnel la repoussant au-delà des élections de 2007, la fusion entre Suez et Gaz de France (GDF) stagne sans direction ni tempo, ce qui irrite le P-DG de GDF Jean-François Cirelli, qui souhaite qu’une décision soit prise rapidement.
«Nous avons proposé à Suez de fusionner le plus tôt possible», a déclaré mardi à Moscou M. Cirelli, qui avait écrit à son homologue de Suez Gérard Mestrallet le 7 décembre pour lui dire sa volonté d’aboutir dans les meilleurs délais.
«Si ce n’est pas le cas, il faut engager les négociations le plus rapidement possible pour établir un nouveau calendrier qui doit prendre en compte le cadre institutionnel», autrement dit les élections, présidentielle et législatives, du printemps 2007 susceptibles de porter au pouvoir un gouvernement hostile à la fusion.
C’est de la part de M. Cirelli une manière d’appeler la direction de Suez, le Conseil d’administration du groupe privé, et le premier actionnaire de GDF, l’Etat, à prendre une position ferme sur le processus.
Gaz de France devait réunir mercredi un Conseil d’administration. Celui de Suez, qui s’est réuni le 8 décembre, s’est jusqu’ici contenté d’affirmer son intérêt pour la fusion, mais tout en laissant entendre qu’elle pourrait avoir lieu bien plus tard. Les principaux actionnaires du groupe privé semblent opposés à une opération avant les échéances électorales, si tout le processus peut être détricoté par une nouvelle majorité. Le Conseil constitutionnel a en effet estimé que la fusion ne pourrait devenir pleinement effective qu’après la privatisation de Gaz de France, qui ne peut intervenir avant le 1er juillet, date d’ouverture complète du marché de l’énergie à la concurrence, soit après les élections. La direction de Suez reste pour sa part silencieuse.

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