Télécommunications : Les fréquences radio en question

Télécommunications : Les fréquences radio en question

Quarante gestionnaires du spectre des fréquences radioélectriques, venus de 14 pays africains francophones (Burundi, Côte d’Ivoire, Centrafrique, République Démocratique du Congo, Djibouti, Gabon, Guinée, Mali, Maroc, Niger, Sénégal, Tunisie, Tchad, Union des Comores) sont réunis en séminaire jusqu’au 20 septembre à Rabat à l’Institut national des postes et télécommunications.
Cette initiative est à mettre au crédit de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) et de l’Agence nationale des fréquences de la France (ANFR). Elle s’inscrit dans le cadre du protocole d’accord de coopération qui les lie depuis 2001 et répond à un besoin exprimé au sein des pays africains de s’informer sur les expériences d’autres pays.
C’est ainsi que les deux agences se sont attelées depuis plusieurs mois à élaborer un programme diversifié pour cette formation, dont l’objectif est de renforcer les capacités des participants en ce qui concerne les métiers liés à la gestion du spectre. L’ANFR et l’ANRT ambitionnent de faire de ce séminaire un rendez-vous annuel au profit des gestionnaires du spectre dans les pays francophones
Les fréquences radioélectriques sont devenues, ces dernières années, l’un des moyens les plus efficaces pour contribuer au développement des services de télécommunications et à l’élargissement de l’accès à ces services par diverses catégories de populations. Elles représentent, dans certains cas, l’unique moyen de fournir des services de télécommunications, notamment dans les zones enclavées ou à topologie difficile. Le rôle que remplissent les radiocommunications dans la protection de la sécurité des vies humaines reste sans égal : transport maritime et aéronautique, mais aussi gestion des catastrophes.
Les gestionnaires de fréquences radioélectriques sont donc appelés à se perfectionner en permanence pour assurer au mieux leurs fonctions au sein des organismes chargés de la gestion du spectre. Plusieurs cadres de pays africains effectuent régulièrement des stages de formation à cet effet, au sein des services chargés de la gestion du spectre à l’ANFR et l’ANRT.
Ce séminaire, animé conjointement par des experts de l’ANFR et de l’ANRT, traitera notamment des thèmes de la planification, l’assignation et le contrôle des fréquences, ainsi que l’agrément des équipements radioélectriques.
Le programme est organisé autour de cinq ateliers, chacun composé de plusieurs sessions de 45 ou 90 mn : technologies de la normalisation et de la propagation, politique générale de la gestion du spectre, aspects économiques de la gestion du spectre, gestion des fréquences et contrôle du spectre. A titre d’exemple de ce qui occupera les participants, ce dernier atelier met en perspective les différents types de contrôle  du spectre, en l’occurrence le contrôle préventif (qui concerne les contrôles a priori, le contrôle de commercialisation), le contrôle ciblé et les campagnes de surveillance, le contrôle curatif ( traitement des plaintes de brouillage et contrôle de non-conformité du réseau à sa licence).
Une partie pratique, sous forme de démonstrations, simulation, manipulation d’équipements et utilisation de logiciels, est également programmée.

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