Total : un bénéfice de 12,585 milliards d’euros

Le groupe pétrolier Total a publié mercredi un nouveau bénéfice net ajusté record pour 2006 de 12,585 milliards d’euros, en hausse de 5% sur 2005, grâce à la flambée des prix du pétrole, soit le plus gros bénéfice jamais enregistré par une entreprise française. Les revenus du groupe ont progressé de 12% à 153,802 milliards d’euros. La production d’hydrocarbures sur l’année a baissé de 5%, notamment à cause de l’insécurité dans le delta du Niger au Nigeria. La croissance du bénéfice du groupe a suivi ces dernières années la hausse des cours du brut. De 7 milliards en 2003, le bénéfice de Total a dépassé légèrement les 9 milliards en 2004 avant d’atteindre un précédent record de 12,003 milliards en 2005. Total, dont le bénéfice exprimé en dollars est de 15,8 milliards, reste cependant loin des profits engrangés par le numéro un du secteur, ExxonMobil, de 39,5 milliards de dollars. «L’année 2006 a été marquée par la persistance de conditions de marché globalement favorables. Les prix du brut affichent en moyenne une hausse par rapport à 2005 (…) et les marges de raffinage, bien qu’en net retrait par rapport à 2005 sont restées à un niveau satisfaisant», a commenté Thierry Desmarest, le président du groupe qui a laissé mardi soir les commandes opérationnelles à son dauphin Christophe de Margerie. Avec ce nouveau record, Total compte choyer ses actionnaires en leur reversant plus du tiers du bénéfice. Le groupe propose de verser un dividende de 1,87 euro par action, en hausse de 15% par rapport à 2005 et promet de poursuivre cette politique. Pour 2006-2010, Total prévoit une augmentation de sa production supérieure à 5% par an. Cette année, la croissance de la production devrait être de 6%, en tenant compte d’un impact des quotas OPEP de moins 1%. Le groupe compte notamment s’appuyer sur "la montée en puissance de Dalia en Angola", gisements jugé très prometteur et sur de nouveaux gisements en Angola et en Indonésie. La croissance de la production devrait être particulièrement forte dans le gaz naturel liquéfié (GNL), proche de 13% par an. Total voit pour 2007, «un environnement pétrolier globalement favorable avec des prix du pétrole brut et du gaz relativement élevés et des marges de raffinage européennes comparables au niveau moyen observé en 2006». Les réserves prouvées d’hydrocarbures s’élèvent à 11,120 milliards de barils à la fin 2006.

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