Tour d’horizon à Rabat

Tour d’horizon à Rabat

Un restaurant d’ hôtel, c’est souvent dans la série «je t’aime moi non plus», l’exercice est souvent compliqué, on connaît ces tables raidies empesées nichées dans certains palaces dans la série -pourquoi faire simple quand on doit faire compliqué-. On connaît aussi désormais ces tables «fashionistas, show devant» qui se veulent dans le vent -voyez ces tables d’ hôtels chics sur Marrakech, côté Palmeraie route de Fès- et puis, et puis… il y a parfois quelques bonnes surprises : certaines perles «façon restaurant prospère des années 60» confortable en contre-mode qui s’amuse, un restaurant qui surfe sur le bon sens paysan, éclate de vie et qui donne à notre gastronomie r’batie un joli coup de martinet et quelques bonnes leçons de «savoir-faire» à certains autres ! Bref, je m’y suis amusé sainement et je vous conseille le détour… il est vrai accompagné de 2 amies qui connaissent leur tout «rabat» sur le bout de leurs calepins d’adresses !
La Brasserie du Sofitel aurait donc pu «popoter» négligemment pour ses clients de passage, bernique en quelques mois après un creux qualitatif vite sanctionné par une baisse de clientèle, repris en main il y a quelques temps, adossé à un personnel qui ma foi ne subit pas trop de tangage. Cette table a retrouvé sa place, travaillé une carte réellement «brasserie». Petit toast filet d’anchois frais en amuse-bouche, et casting paisible dans l’assiette soupe de poisson à la marseillaise fine au fumet délicat 60 DH, chèvre chaud (vrai chèvre) sur son nid de salade sans complication 70 DH pressé de jeunes légumes colorés saisissant de vérité plat simple basique même tenant en respect nos tables «modeuses»! Confit de canard doré sur tranche, pommes rissolées simplisisime, mille-feuille de dorade pétillant, carré d’agneau rosé croustillant légumes verts chauds et croquants, le petit bémol une tarte tatin hors sujet, tiédasse sans vie avec une cuillère de crème arrivant sur la tarte «comme un cheveux sur la soupe» !
Décor brasserie avec cette coupole inspiré «du restaurant Marboeuf à Paris» banquette et appliques en verre moulé dans le goût de «Delatte» salon particulier au fond du restaurant. Belle table bien dressée…
Craquez pour un rosé de chez Mélia, goûtez sa Gazelle d’or de Mogador -franchise et simplicité & arômes de fleurs, voyez aussi dans les nouveautés de ce maître de chais sa nouvelle production pour les 10 ans d’existence de la cave du « val d’ Argan « 3 vins rosé- le col des nuages -rouge -les petites mains de l’ange- blanc -l’empire céleste-. 1 verre de beaujolais primeur de chez Bichot, gouleyant sincère… en guise d’apéritif.
Cuisine debout dans ses bottes, gaillarde… décrochez vos ceintures… Et laissez vous faire.
Comptez 300/400 dh

Hôtel Sofitel Diwan Place de l’ Unité Africaine – Rabat
Chef de cuisine : Alain Bonnart

Pandore


La mama

Une troisième salle ouverte depuis quelques temps. Le bloc grillade et caisse toujours au beau milieu de la salle, les éternels petites tables en bois brut, sets de table en paille, les toilettes accessibles toujours par le même raidillon et un personnel «d’époque» trustant la salle, occupant le terrain plus que le client trop souvent. Un serveur responsable à la porte omniprésent fumant ostensiblement cigarette sur cigarette, buvant Coca sur Coca, voilà pour un certain folklore il est vrai très exotique!
Carte inamovible avec son éternel thermomètre des boissons, les habitués traduiront! Tarif au ras des pâquerettes, plats honnêtes servis copieux, la liste «pizzeria» déroule sa litanie, les pâtes déclinées à toutes les sauces (cuite al dente, c’est rare).
Salades composées en tout genre dont «la flamande».
Un filet au poivre imbattable à 110 dh servi à la cuisson demandée, garni d’une abondante garniture de pommes frittes excellente, pizza aux fruits de mer toujours copieuse, la carte des vins à des prix doux le «Guerouane» à 110 dh.
Sandro le fils du propriétaire annonce l’ouverture d’une «Mamma» bis à Casablanca près du Centre culturel français…. Bienvenue donc dans le paysage casablancais de cette institution r’batie…

Comptez 150/200 DH, vin compris
La Mamma, 6, Sankat Tanta, Rabat 

Pandore


Pub le Puzzle

Bel endroit « cosy « pour boire un verre tranquillement, ambiance italienne dans les tons chauds, fauteuils crapauds, table basse, écrans à plasma diffusant sans que l’on soit obligé de hurler une musique «sympa», service attentif et prix «normaux»… un restaurant niché au bout du Club pour un prochain passage !

79, Avenue Ibn Sina, Agdal, Rabat 

Pandore

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *