Tourisme à Al-Hoceima : La parole aux métiers les plus impactés

Tourisme à Al-Hoceima : La parole aux métiers les plus impactés

Plusieurs professions gravitent autour de l’activité touristique

Face à la grande bleue, Aziz nettoie chaque jour les vitres de l’hôtel muni de son échelle et de son seau. Le jeune natif de Fès a été recruté il y a seulement deux mois par une société privée. Celui-ci espère que les touristes reprendront confiance dans la destination.

Ils sont réceptionnistes, serveurs, agents de nettoyage, ou encore chauffeurs de taxi. Tous vivent directement ou indirectement du tourisme. Plusieurs métiers assurent un revenu aux milliers de professions qui gravitent autour de l’activité touristique, notamment pendant la période estivale. Les derniers événements ont rebuté les touristes à faire des réservations et les annulations se succèdent dans les hôtels selon les professionnels du secteur, une situation qui ne laisse pas indifférents les principaux concernés.

Ceux-ci déplorent en effet la baisse significative de la fréquentation des touristes qui à la même période de l’année passée affluaient en masse.

Face à la grande bleue, Aziz nettoie chaque jour les vitres de l’hôtel muni de son échelle et de son seau. Le jeune natif de Fès a été recruté il y a seulement deux mois par une société privée. Celui-ci espère que les touristes reprendront confiance dans la destination. Un avis que Abdellah, serveur dans un restaurant de la ville, partage. Fils de la région, le jeune serveur, âgé de 21 ans, confie : «J’aime mon métier, c’est un domaine qui me passionne et j’espère terminer ma formation au plus vite pour exercer à plein temps dans la restauration». Quant à la baisse du nombre de touristes dans la région, le jeune homme souligne que les gens ne doivent pas avoir peur de venir dans la ville. Ils verront une fois sur place une grande différence entre les images véhiculées sur les réseaux sociaux et la réalité de la situation. Le jeune Rifain explique qu’il souhaite un jour ouvrir son propre restaurant dans la région avec un concept axé sur le patrimoine culturel.

Meriem, pour sa part est réceptionniste pendant plus de 3 ans dans un hôtel de la ville. Celle-ci souligne que généralement cette période est connue par un flux sans arrêt des touristes et qu’il est même difficile de trouver sa place dans les hôtels. La jeune femme explique que «malheureusement cette année nous sommes confrontés à une situation difficile, et on espère que cette traversée du désert se terminera au plus vite parce que les rentrées de l’été nous permettent de faire vivre nos familles tout au long de l’année».

A la station de taxis Carabonita, non loin du centre-ville, les grands taxis sont presque à l’arrêt. Said, chauffeur de taxi depuis plusieurs années, confie : «Il ne faut pas se mentir, à cette période de l’année on travaille beaucoup avec les touristes. Actuellement, comme vous pouvez le constater, l’activité est en baisse. Et pour cause, les images véhiculées par les réseaux sociaux ont énormément contribué à ternir l’image de la ville».

Quant à Abderrahman, maître-nageur dans une plage très fréquentée, il explique que cette situation l’attriste parce qu’il aime sa région natale. Père d’une fillette d’un an, il a toujours aimé les métiers de la mer et il n’a pas l’habitude, dit-il, de voir sa plage aussi désertée par les gens. Celui-ci a conclu par un appel lancé aux Marocains pour qu’ils viennent en nombre passer leurs vacances dans la ville, parce que les images partagées sur Internet ne reflètent pas la réalité.

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