Tourisme : Billetterie : la RAM met fin aux hostilités

Finie la brouille entre la Royal Air Maroc et la Fédération nationale des agences de voyages. Les deux partenaires vont signer une convention globale  le 20 juillet. Objectif : encadrer le modèle économique, lequel sera axé autour de la commission de 1% sur tout billet émis.
Nouveauté, la compagnie nationale s’engage à débloquer pour la mise à niveau du réseau de distribution un budget de 7 millions de dirhams, réparti sur trois ans. Concernant les «Fees », une commission composée des membres des deux parties se réunira bientôt pour, précise Fouzi Zemrani, président de la Fédération nationale des agences de voyages du Maroc, «trouver une formule viable pour l’agence de voyages ». Naturellement ces frais de dossier qui concerneront des prestations supplémentaires seront financées par le client.
Mais encore faut-il, précise le président de la Fédération, que celui-ci y trouve  un retour sur investissement. Au centre de tout le dispositif de ce nouveau modèle économique, le client-voyageur verra sur son billet toute la liste des prestations qu’il a rémunérés. Difficile donc de le berner sous peine de le perdre au profit de l’Internet et des low-cost. Pour le moment, les compagnies à bas coût pourront difficilement se passer du réseau de distribution. Mais dans quelques années, quand le Marocain  aura suffisamment apprivoisé le net, la donne changera. D’où, selon la FNAVM, la nécessité d’initier des prestations à valeur ajoutée.
Le client moderne a besoin d’un voyage et d’un siège garanti. En outre, ajoute M. Zemrani, compte tenu des imprévus, les clients  marocains voudraient à l’instar des Européens une assurance-annulation pour ne pas perdre intégralement un billet acheté et non consommé.
Conscient de cette demande, les agences de voyages sont actuellement en pourparler savec plusieurs compagnies d’assurances pour trouver une bonne formule. Restera toujours un problème juridique à régler : une agence de voyages n’a pas le droit de vendre une assurance.
Pour contourner cet obstacle, la Fédération compte vendre l’assurance dans le cadre d’un package global comme c’est le cas en France. Pour se protéger elle-même contre les risques d’impayés, l’agence de voyages se fait couvrir par l’assurance à l’export. Cette formule répandue dans le «incoming » en raison du risque élevé d’impayés, commence à peine à prendre forme  dans le «outgoing ». Bien que non exigée, l’assurance à l’export, variable selon la taille de l’entreprise et son portefeuille clients, reste exigée par les tours opérateurs, explique Said Benazzouz, agent de voyages. Sur ce point de l’assurance export, les contacts entre les agences de voyages et Acmar n’ont donné aucun résultat. Ce ne sera pas certainement le cas avec la SAMEX (Société marocaine d’assurance à l’export) qui tient justement aujourd’hui une réunion de sensibilisation sur l’assurance à l’export au profit des agents de voyages.

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