Tourisme et effets induits

Reconnu comme l’un des secteurs où la croissance économique est la plus rapide, le domaine touristique a eu droit à une attention particulière. Une grande partie de pays en développement, y compris les États insulaires, en escomptent une croissance plus active. En 1999, selon l’Organisation mondiale du tourisme, le nombre d’entrées internationales de touristes a atteint 664 millions et les recettes du tourisme international 455 milliards de dollars. Dans les années 90, ces entrées ont progressé en moyenne de 4,2 % par an et les recettes correspondantes, à prix courants et compte non tenu des transports internationaux de 7,3 %. Les déplacements touristiques nationaux sont plus nombreux que les entrées internationales ; ils sont beaucoup trop difficiles à qualifier.
Toutefois, accorder une attention particulière aux relations entre la conservation et la protection de l’environnement et le développement durable est un gage de longévité. Donc, répondre à l’échelle nationale à la question de comment rendre le développement du tourisme durable est une obligation. Il est aujourd’hui admis « qu’une croissance incontrôlée d’un tourisme visant le profit à court terme a fréquemment des effets négatifs, nuit à l’environnement et aux sociétés et détruit les bases mêmes sur lesquelles le tourisme est construit et prospère » estime une étude du conseil économique et social des Nations unies.
Déjà avant les années 90, quelques gouvernements et organisations non gouvernementales s’étaient penchés sur certains effets négatifs du tourisme notamment la précarité de l’emploi, l’exploitation des enfants et la prostitution, la disparition des traditions et des valeurs culturelles et la dégradation de l’environnement des sites touristiques et naturels. Ces effets négatifs sur le milieu résultent d’une surexploitation des ressources et la pollution des déchets engendrés par le développement des infrastructures et installations touristiques, les transports et les activités touristiques elles-mêmes.
L’ecotourisme représente sur le marché un créneau encore modeste, mais en progression rapide. Ce type d’activité s’est rapidement développé dans le monde entier au cours des deux dernières décennies et l’on s’attend à ce que cette croissance se poursuive à l’avenir. Sur le plan de contrôle de la gestion des activités économétriques, l’un des moyens utilisés consiste souvent à prélever des droits d’entrée dans les zones naturelles protégées, droits dont une partie est consacrée à la conservation des zones en question. L’année mondiale de l’écotourisme, en 2002, a été l’occasion de dresser un bilan mondial des expériences dans ce domaine en vue de consolider les instruments et les cadres institutionnels permettant de veiller pour l’avenir à un développement durable. Reste à espérer que le Royaume en tire les enseignements utiles !

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