Tourisme : La vision artisanale d’Adil Douiri

Tourisme : La vision artisanale d’Adil Douiri

Adil Douiri est en train d’installer une nouvelle stratégie de l’artisanat. D’abord en nommant de nouveaux profils à la tête des institutions mères de ce département, rattaché depuis une année au Tourisme. Ainsi, depuis quelques semaines, Abdelkader Alami, ex-membre du conseil constitutionnel, membre du bureau exécutif de l’Istiqlal, est nommé à la tête de l’Office des coopératives (ODECO).  Il s’agit d’un organe qui gère toutes les coopératives, allant de l’habitat, à l’agriculture et au social. Malgré les nombreuses donations qu’il reçoit de la part des ONG, l’ODECO est resté méconnu. La nomination de ce docteur en droit, écrivain très actif dans les droits de l’Homme, insufflera-t-il du sang nouveau à cet Office ?
La Maison de l’Artisan, structure censée faire la promotion du produit Maroc, connaît aussi un nouveau directeur. Tout comme la direction de la stratégie, confiée à Driss Sajid, jeune informaticien, et les deux directions de l’Economie sociale. Ces nouveaux profils devront travailler dans la mise en phase pratique de  l’étude générale commanditée au profit du secteur. Une étude que le ministre du Tourisme a présenté ce week end à  Fès, en présence du  wali de la région Fès-Boulemane et gouverneur de la préfecture de Fès, du  président de la région, des élus, du président de la Chambre d’artisanat, du délégué régional de l’artisanat ainsi que d’autres personnalités.
Ce plan qui a pour horizon 2015, s’articule autour de la création  de postes d’emplois supplémentaires, du soutien aux petites et moyennes  entreprises et, comme l’a souligné le ministre, de  la mutation d’une administration de gestion vers une  administration de développement.
Ainsi, d’ici neuf ans, M. Douiri vise la création de plus de  117.500 postes d’emplois et de 37.200 petites et moyennes entreprises, 331.500  micro-entreprises et 37.200 grandes unités de production. Sur la période, le secteur réaliserait un   chiffre d’affaires de 24 milliards Dh ainsi que 7 milliards DH en  termes d’exportations.
Pour le ministre du Tourisme, si l’artisanat ne s’est pas développé c’est par manque d’organisation. La demande existe, tant au niveau national qu’international. Mais l’absence des réseaux de distribution et de commercialisation des produits à travers les grandes villes marocaines freine le développement du secteur.
D’autre part, a précisé le ministre, la nouvelle stratégie est axée sur la répartition rationnelle des rôles entre les différents intervenants, ,  l’élaboration de politiques complémentaires car il existe une différenciation  des secteurs d’activité, le lancement d’une politique orientée vers l’artisan  individuel dans les mondes rural et urbain et ce, pour l’amélioration des  revenus mensuels, des conditions de travail des artisans ainsi que le choix  des clients.
Reste à savoir si l’artisanat a les moyens de sa politique.

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