Tourisme rural : Une niche à exploiter

Tourisme rural : Une niche à exploiter

L’agence américaine pour le développement s’intéresse au financement du tourisme rural au Maroc. lors d’un atelier organisé récemment à Rabat et auquel ont pris part plusieurs opérateurs dans le domaine du financement et de la coopération, L’USAID a présenté son programme «Tourisme rural au Maroc».
Un plan décliné en plusieurs axes et qui comporte un volet concernant l’assistance technique au ministère du Tourisme. En outre, le programme développe des circuits touristiques à travers les régions rurales et recherche des suggestions nouvelles dans un environnement naturel et préservé. Les experts de Chemonics International, maître d’oeuvre du projet financé par l’USAID, sillonnent dans ce cadre les régions du Maroc pour confectionner les produits d’écotourisme. Des sites à Chefchaouen, la côte méditerranéenne, le Rif, l’Atlas, les cèdres d’Ifrane, constituent autant de richesses à traduire en produits touristiques.
Par ailleurs, une récente étude réalisée en 2004 sur la problématique du financement des petites entreprises du tourisme rural a permis d’identifier les mesures de financement appropriées et d’émettre les recommandations permettant d’améliorer le financement du secteur. D’après cette étude présentée par le Programme «Tourisme Rural au Maroc», l’apport du micro crédit est indispensable pour sortir le tourisme rural de sa léthargie.
Comme cela a été le cas ailleurs, le micro-crédit est un instrument efficace pouvant faciliter l’accès au marché financier des micro-entreprises qui veulent disposer de sommes d’argent variables, accessibles assez rapidement et avec des procédures assez simplifiées. Les investissements peuvent concerner aussi bien la restructuration et l’adaptation des maisons d’habitants et autres bâtiments traditionnels, l’installation d’équipements de base (plomberie, panneaux solaires, chauffage, eau, sanitaires) et de communication (téléphone, fax, accès Internet) que l’achat d’articles de décoration, l’aménagement d’espaces communs et de jardins. Le tourisme rural peut être la source de nombreuses opportunités d’emplois dans des domaines variés : du logement à l’accompagnement à la randonnée, de la location des moyens de transport à la restauration, en passant par les activités de production et de vente des produits du terroir. «Autant de métiers, précise l’USAID, qui nécessitent des produits financiers adaptés aux besoins et aux saisons des professionnels du tourisme rural». Pour en discuter et chercher des solutions. Reste à trouver maintenant une courroie de transmission pour que le tourisme rural soit enfin une réalisé au Maroc.
Dernièrement à Fès, la délégation rurale s’est lancée dans un programme de recensement des gîtes ruraux et auberges, l’objectif étant de confectionner des circuits, de mettre en place des produits. Au niveau national, le ministère développe, depuis une année, un plan destiné à revitaliser l’écotourisme. On regrettera, note un cadre du tourisme, que «toutes ces études, à l’instar de celle financée il y a peu par le Pnud et l’Organisation mondiale du Tourisme, n’ait pour le moment, pas servi à faire décoller l’écotourisme».
En tout cas, côté statistiques, il est difficile de mesurer le poids de ce type d’activité sur l’industrie touristique. Le nombre de 100.000 reconduit bon an mal an depuis le début des années 80 est certainement dépassé. A l’époque, une première piste avait été lancée : un projet multisectoriel d’économie rurale de haute montagne. Baptisé « Projet du Haut Atlas central », avec le soutien financier de fonds français, le programme a permis la formation de 400 guides avant de disparaître. L’avenir du tourisme rural se jouera aussi en altitude. Les attraits de l’Atlas sont réels.
D’après les spécialistes, cette zone compte environ une centaine de gîtes d’étapes chez l’habitant, la moitié portant le label de qualité « Grande Traversée des Atlas marocains » (GTAM) ; On note, quand même, quelques légères « résistances » culturelles dans les montagnes et les campagnes où le tourisme, rural ou pas, a besoin d’une bonne communication auprès des habitants.

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