Tourisme : Tourisme religieux

« Nous ne nous adressons pas exclusivement à des catholiques, ni à des pratiquants. Notre démarche est de faire découvrir des lieux de foi situés dans des sites enchanteurs », affirme le père Gil Florini, chargé du tourisme et de l’art sacré à l’évêché de Nice.
« La foi ? Elle est à coup sûr dans l’équipe qui a choisi les itinéraires, conçu les brochures, ajoute-t-il. Mais nul n’est contraint de suivre les circuits à la lettre. On y pioche ce que l’on veut. La foi s’exprimera peut-être dans ce que les gens vont ressentir, partager, apprécier ».
Les douze itinéraires se parcourent en car ou en voiture et chacun d’eux permet de visiter une dizaine de lieux de culte, témoins de l’art roman, baroque ou gothique aussi bien dans des villages en zone rurale, au sommet de cols, dans des parcs naturels que dans des villes comme Nice et Cannes.
En revanche, les randonnées pédestres dans les vallées de l’arrière-pays à la découverte de chapelles décorées par des peintres naïfs niçois nécessitent de une à cinq heures de marche. « C’est légèrement physique, souligne le père Florini. Il faut se donner un peu de mal ».
L’idée des itinéraires à travers églises et monastères a vu le jour voici cinq ans, face à une demande d’un tourisme « plus réfléchi », dans des lieux différents, moins fréquentés que les plages et autres endroits à la mode. « Au même moment, rappelle l’ecclésiastique, le comité régional du tourisme des Alpes-Maritimes menait une réflexion similaire en créant des itinéraires à thème, dont celui autour de l’huile d’olive et des oliviers ».
400.000 exemplaires de la brochure consacrée au patrimoine religieux ont déjà été diffusés contre 50.000 exemplaires pour celle relative aux randonnées pédestres. Toutes sont disponibles gratuitement dans les églises et offices du tourisme de la Côte d’Azur. Le succès a été immédiat. Des tours opérateurs proposent les circuits de l’évêché. Des élus, restaurateurs et hôteliers dont les villages ne sont pas mentionnés dans les brochures, sollicitent de figurer dans les rééditions.
Le but de l’évêché est de « faire aimer une Côte d’Azur différente ». « On doit admettre que l’on est un petit peu chauvin. On veut faire découvrir notre région au-delà de l’incontournable promenade des Anglais », conclut le père Florini.

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