Toursime : LSE : Face au Nasdaq, Euronext jette l’éponge

Euronext, opérateur des places de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, a annoncé mercredi qu’il renonçait à son projet de fusion avec le LSE. Pour expliquer sa décision, il a clairement invoqué "l’acquisition par le Nasdaq d’une part de 15%" dans la Bourse de Londres. Parallèlement, le groupe a indiqué poursuivre "des discussions actives" avec Deutsche Börse, l’opérateur de la Bourse de Francfort , et "d’autres parties", afin d’"identifier la transaction disponible la plus attractive et la plus créatrice de valeur". Euronext souhaite poursuivre ces discussions "rapidement" et soumettre "aussi vite que possible l’issue de ses négociations à ses actionnaires", a-t-il précisé dans un communiqué détaillant l’ordre du jour de son assemblée générale mixte du 23 mai. Interrogé par l’AFP, Deutsche Börse s’est refusé à tout commentaire. L’annonce d’Euronext n’a pas surpris les observateurs. Pour eux, l’entrée en avril de la Bourse électronique américaine Nasdaq au capital du LSE laissait présager un retrait de la course d’Euronext. "Avec l’entrée dans le capital du LSE du Nasdaq , il était clairement devenu difficile pour Euronext de prendre le contrôle du LSE sans entrer dans une bataille de surenchère avec le Nasdaq", commente Elie Darwish, analyste chez Exane BNP Paribas. "Il paraissait difficile de se situer dans une logique de rachat" après l’envolée du cours de l’action LSE qui a suivi l’opération du Nasdaq , abonde Pierre Flabbée, analyste au cabinet Kepler Equities. La Bourse électronique américaine a en effet frappé un très grand coup en avril en achetant 14,99% du capital du LSE pour 1.175 pence par action . Un prix supérieur de 225 pence à sa première offre de mars, rejetée par la Bourse de Londres. Euronext, lui, ne s’est jamais risqué à faire une offre formelle, mais les analystes étaient nombreux à estimer qu’il serait prudent de ne pas dépasser les 800 pence. L’annonce d’Euronext confirme par ailleurs l’influence des actionnaires, notamment les fonds anglo-saxons, qui ont rapidement affiché leur réticence, voire leur désaccord vis-à-vis d’une possible fusion Euronext/LSE.  

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