Tout pour faire de Casablanca un hub régional d’arbitrage

Tout pour faire de Casablanca un hub régional d’arbitrage

Objectif : faire de Casablanca un hub régional d’arbitrage. C’est le principal sujet qui a inspiré les travaux de la deuxième édition des «Casablanca Arbitration Days» ouverte vendredi 11 décembre. C’est ainsi que deux jours durant, la lumière a été mise sur le potentiel dont peut se prévaloir la capitale économique du Royaume en tant que future plate-forme d’arbitrage des différends internationaux au service des investisseurs.

Said Ibrahimi sait ce qu’il veut…

Intervenant à cette occasion, Said Ibrahimi, directeur général du pôle «Casablanca Finance City», a mis en exergue, lors de son discours d’ouverture, l’importance de l’existence d’un cadre juridique convenable au Maroc permettant d’asseoir les bases d’une économie libérale, solide et ouverte sur le monde, qui met au diapason de sa croissance la stimulation des initiatives privées, individuelles et collectives, créatrices de richesses et d’emplois. Selon lui, «cette deuxième édition entend renforcer la place de Casablanca comme lieu privilégié de l’arbitrage continental et régional, dans le sillage du Casablanca International Mediation et Arbitration Centre (CIMAC)».

Le Maroc, un territoire de confiance !

Pour sa part, Mustapha Fares, premier président de la Cour suprême, a mis en relief l’évolution qu’a connue le Maroc en matière d’investissements grâce à la sécurité juridique qu’il offre aux investisseurs par l’adoption des lois, notamment la loi n°08-05 et aussi grâce à l’alignement du Maroc sur les principes et règles des conventions relatives à l’arbitrage, notamment celles de New York, Washington et Séoul. Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, a été du même avis. Intervenant à l’ouverture des travaux de la deuxième édition des «Casablanca Arbitration Days», il a précisé que «le choix de Casablanca en tant que hub d’arbitrage international trouve ses fondements dans les multiples potentialités dont jouit la capitale économique du Royaume».

Selon lui, les «Casablanca Arbitration Days permettront des échanges fructueux, ainsi que l’identification de moyens concrets nous permettant la concrétisation de nos aspirations et de nos objectifs relatifs à la promotion de Casablanca comme hub d’arbitrage international». La politique volontariste du Royaume en matière de promotion des investissements, a-t-il poursuivi, a permis de gagner la confiance d’investisseurs mondiaux de renom dont les projets font désormais du Maroc une plate-forme de production et d’exportation, notamment à destination des autres pays du continent africain. «Le choix fait par des majors mondiales de s’implanter au Maroc constitue une réelle reconnaissance des avantages compétitifs offerts par la destination et un gage de confiance de la stabilité politique et sécuritaire du pays, ainsi que de l’impartialité de la justice», a ajouté le ministre.

Des recommandations aux participants

A noter que l’intervention du ministre de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, lors de la séance d’ouverture de cette 2ème édition des «Casablanca Arbitration Days», a été marquée par des recommandations dans lesquelles il a appelé les participants sont appelés à mettre la lumière sur le potentiel dont peut se prévaloir la capitale économique du Royaume en tant que future plate-forme d’arbitrage des différends internationaux et à tracer ensemble une feuille de route, qui permettra à Casablanca, cette grande métropole africaine, de jouer le rôle qui lui échoit dans ce domaine.

Une édition réussie

La seconde édition des «Casablanca Arbitration Days» a tenu toutes ses promesses. Organisée par Casablanca Finance City Authority (CFCA) et le Casablanca International Mediation et Arbitration Centre (CIMAC), en collaboration avec les plus importantes institutions d’arbitrage au monde et particulièrement l’International Bar Association (IBA) ainsi que de prestigieuses maisons d’édition comme LexisNexis et Transnational Dispute Management Network, cette deuxième édition, s’est tenue sous le thème «Making Arbitration Work for Africa».

Elle a connu la participation d’éminents arbitres et praticiens venus de tous les continents pour débattre de sujets d’actualité autour du droit et de la pratique de l’arbitrage en Afrique. Comme convenu au programme de cette manifestation scientifique de deux jours, se sont tenus des panels portant sur les «Défis et opportunités de l’arbitrage en Afrique», les «Lois d’arbitrage en Afrique», la «Réapparition de thèmes dans les arbitrages africains», le «Rôle des tribunaux africains», «Les institutions d’arbitrage» et la question de savoir «Est-ce que Casablanca est le bon endroit pour l’arbitrage en Afrique». De même, ont été débattus des sujets d’actualité et stimulants autour du droit et de la pratique de l’arbitrage avec, cette année, encore davantage d’attention portée à l’arbitrage africain.

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