Transformation de l’agriculture en Afrique : Le Maroc a un rôle à jouer

Transformation de l’agriculture en Afrique : Le Maroc a un rôle à jouer

Les experts de l’IRES prédisent un meilleur avenir pour le secteur agricole en Afrique subsaharienne grâce à ses atouts, à savoir les marges de progression possibles pour augmenter la productivité agricole dans les terres cultivées, le potentiel de terres arables et de ressources en eau non encore exploitées et la volonté politique affichée ces dernières années par les dirigeants africains.

Réforme des systèmes fonciers, gouvernance du secteur agricole, développement de l’agriculture intensive, et des chaînes de valeur, l’agro-industrie, production des semences sélectionnées… l’expérience du Maroc dans le domaine agricole a un rôle primordial à jouer dans la transformation de l’agriculture africaine. «Le Plan Maroc Vert offre un cadre de référence pour les pays de l’Afrique subsaharienne et ouvre de réelles opportunités de commerce et d’investissements et pour le Maroc et pour ces pays», indique l’Ires dans son dernier rapport baptisé «Défis et opportunités de développement rural en Afrique subsaharienne».
Les experts de l’Institut royal des études stratégiques prédisent un meilleur avenir pour le secteur agricole en Afrique subsaharienne grâce à ses atouts, à savoir les marges de progression possibles pour augmenter la productivité agricole dans les terres cultivées, le potentiel de terres arables et de ressources en eau non encore exploitées et la volonté politique affichée ces dernières années par les dirigeants africains. Pour illustrer cette approche, l’Ires met en avant le projet initié par le Maroc et l’Ethiopie qui aura des effets positifs sur l’augmentation de la productivité agricole en Afrique de l’Est par le biais de la promotion de l’utilisation des engrais.

Mobilisation et maîtrise de l’eau
Pour l’Ires la mobilisation et la maîtrise de l’eau sont deux facteurs clés qui contribueront au développement agricole en Afrique. Sur ce point, le Maroc peut apporter son expertise, notamment de par son savoir-faire dans la conception, la réalisation et la gestion des barrages. Au cours de ces dernières années, le pays a notamment enrichi son expérience par la mobilisation non conventionnelle de l’eau pour l’irrigation à travers les techniques de traitement et réutilisation des eaux usées, la déminéralisation des eaux saumâtres et plus récemment le dessalement des eaux de mer dans deux projets pilotes à Agadir et Dakhla. Partant de là, le partenariat public-privé monté pour la réalisation de ces projets peut servir d’exemple pour les pays subsahariens, recommande l’Ires.
En termes de développement rural, le rapport cite le programme d’accès à l’eau potable rurale au Maroc initié dans le cadre du programme «Pager» de généralisation de l’accès à l’eau potable aux populations rurales. Le rapport relève ainsi les défis à surmonter pour la réalisation de ce type de projets. Ces derniers nécessitent en effet la participation des groupes ciblés et la responsabilisation des administrations publiques.

Un partenariat qui peut être étendu à d’autres secteurs
Le Maroc est un espace de convergence en termes d’opportunités de commerce et d’investissement. Ainsi, le pays gagnerait à élargir le champ de sa coopération avec les pays subsahariens au développement rural. «Le positionnement du Royaume doit être orienté en priorité vers les domaines où il dispose d’expériences réussies et «exportables» vers ses partenaires», explique le rapport. En parallèle, le pays pourrait profiter des opportunités qu’offrent ces partenariats à travers le développement coordonné des secteurs où il a des avantages comparatifs.
En plus précis, cette coopération devrait être centrée par exemple sur le développement humain et d’infrastructures rurales, l’agro-industrie ou encore l’exploitation et la valorisation des minerais. Pour l’Institut royal d’études stratégiques ce partenariat devrait couvrir davantage les réformes institutionnelles et organisationnelles, la gestion rationnelle des ressources naturelles et la protection de l’environnement, le développement de la microfinance et le renforcement des capacités des institutions et des populations rurales.

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