Transport : démarrage du procès de Mont Sainte-Odile

Un contrôleur aérien et cinq anciens cadres de l’Aviation civile, d’Air Inter et d’Airbus Industrie ont comparu ce mardi à Colmar pour leur responsabilité supposée dans la catastrophe aérienne du Mont Sainte-Odile (Bas-Rhin) qui avait fait 87 morts et 9 survivants le 20 janvier 1992. Peu avant le début du procès, les survivants et familles des victimes de la catastrophe aérienne du Mont Sainte-Odile (Bas-Rhin) ont prié pour que "justice soit rendue à tous ceux dont la vie a été brisée" par l’accident.
Alvaro Rendon, le président de l’association Echo, qui rassemble des rescapés et des familles de victimes a demandé "que les responsabilités soient définies" au cours de ce procès. "Nous avons subi pendant 14 ans l’arrogance des grandes entreprises et de l’Etat… Je voudrais qu’ils nous regardent les yeux dans les yeux" en admettant leurs fautes avec "un peu moins d’arrogance", a-t-il souligné devant les journalistes. Très attendu par les survivants et les familles des victimes, le procès se déroule dans un hall spécialement aménagé du Parc des expositions de Colmar, transformé pour la circonstance en tribunal correctionnel. "350 parties civiles et 70 avocats ont annoncé leur présence, tandis que de nombreux journalistes, dont certains venus d’Allemagne, de Suisse et de Belgique, couvriront le procès qui doit durer neuf semaines au total.
Les six anciens responsables comparaissent tous pour "homicides et blessures involontaires". Ils encourent une peine maximale de deux ans de prison et 30.000 francs (4.573 euros) d’amende. Au moment du crash, ils occupaient les fonctions de contrôleur aérien à Strasbourg-Entzheim, de directeur général de l’Aviation civile, de chef du contrôle technique de l’Aviation civile, de directeur d’exploitation d’Air Inter, de directeur général d’Air Inter et de directeur technique d’Airbus Industrie. Le tribunal correctionnel devra tenter de comprendre pourquoi l’Airbus A320 qui reliait le 20 janvier 1992 Lyon à Strasbourg, s’est écrasé sur le Mont Sainte-Odile, à une quarantaine de Strasbourg, alors qu’il se préparait à atterrir à l’aéroport de Strasbourg-Entzheim. Selon l’enquête administrative, l’avion descendait trop vite et s’était écarté de sa trajectoire.

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