Transport : La RATP et la Connex retenues

Sur les dix sociétés qui ont retiré les formulaires de pré-qualification pour la gestion déléguée du service de transport urbain par autobus à Casablanca, trois avaient déposé leurs dossiers de candidature.
Finalement c’est la Régie autonome de transport à Paris (la RATP) et la Connex, société française, filiale de Veolia Environnement qui ont été pré-qualifiées. Le résultat a été donné, suite aux évaluations faites par une commission qui a siégé du 14 au 22 janvier, au sein du Conseil de la ville. La RATP est chef de file du consortium M’dina bus où figurent les transporteurs Bahjabus et Haddoubus, en plus de Finances.Com. Seule candidature à être rejetée à l’issue de la première évaluation, celle de Cimat. Constitué de la société espagnole Tusgsal, et des marocaines Sotrum, Rahabus, Amanbus, Hanabus, Rafahyabus, Luxtransport, Karamabus, Casabus et Zenatabus, ce groupement a été écarté faute de leadership. Le Conseil de la ville justifie cette décision par «l’absence d’opérateur chef de file disposant de références techniques et financières exigées par l’avis de pré-qualification».
Pour la suite, les autres candidats ont jusqu’au 31 mars 2004 pour soumissionner à un appel d’offres. La compétition reste ouverte aux partenaires marocains qui s’associeraient à l’un des candidats qualifiés. La situation actuelle de la RATC (Régie autonome de transport à Casablanca) est importante dans la suite de l’affaire. Interpellé sur la question, Mohamed Sajid, le maire de Casablanca a fait savoir que le consortium adjudicataire se chargera, lui, de la gestion de la RATC. L’assainissement, quant à lui se fera d’un commun accord avec la commune. Les opérations devraient être bouclées au courant de l’été prochain.
En attendant, le Bureau central pour l’équipement d’Outre-Mer (BCEOM) a présenté aux membres du conseil de la ville de Casablanca le projet d’étude sur le plan de déplacements urbains (PDU) dans la région du Grand-Casablanca. Il s’agit d’une étude globale qui durera 22 mois et à l’issue de laquelle la capitale économique sera dotée d’un véritable plan de déplacements urbains (PDU), un compte transport voyageurs, un plan de circulation et une structuration du réseau de transport collectif. La présentation du projet a été faite dans la deuxième quinzaine de janvier par Paul Marsal, représentant de la BCEOM. L’étude se fera en plusieurs phases. Dans un premier temps, il s’agira de définir le périmètre et l’environnement institutionnel
du transport urbain à Casablanca. Suivra par la suite, la collecte des données à travers des enquêtes qui seront menées auprès des ménages et des recueils de données sur plusieurs endroits et carrefours de la ville. Au fur et à mesure, le bureau français proposera des solutions pratiques. La priorité immédiate reste la résorption des problèmes que posent les goulots d’étranglement sur le réseau routier, en certains endroits de la ville.
Le plan tiendra en compte des contraintes socio-économiques et environnementales de la Région du Grand-Casablanca. En outre, l’un des objectifs reste la mise à niveau des secteurs du transport public et privé et l’organisation de la circulation.
Pour l’heure, le bureau français compte mener parallèlement des campagnes d’informations pour sensibiliser la population sur l’importance du PDU. Il s’agit d’inciter le citoyen à adhérer à la réalisation d’un projet capital. Au delà de l’importance du PDU, des questions se posent (certains membres du conseil de la ville l’ont souligné) notamment sur les capacités financières du conseil de la ville à traduire en pratique les résultats de l’étude menée par le bureau français. Mais d’ici 22 mois, beaucoup d’eau coulera sous les ponts.

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