Transport : Priorité à la sécurité

Transport : Priorité à la sécurité

La note de présentation du projet de loi de Finances 2005 précise que l’enveloppe budgétaire totale prévue au titre de l’année 2005 au profit du département du transport dépasse 1,16 milliard de DH. Par contre, le département de l’Equipement bénéficiera d’un peu moins de 4 milliards de DH.
Pour ce qui est du transport, la somme ainsi allouée par le projet de loi de Finances est ventilée entre la masse salariale (environ 153 millions de DH), les dépenses en matériels (37 millions de DH) et les dépenses d’investissement (plus de 974 millions de DH). Il apparaît clairement que l’investissement occupe une place de choix dans la stratégie du ministère du Transport et de l’Equipement pour l’année prochaine.
C’est ainsi que ces crédits contribueront à la réalisation du programme d’investissement de l’Office national des chemins de fer. Dans le cadre de la mise en oeuvre du contrat programme 2002-2005 conclut ave l’Office, l’Etat contribue à hauteur de 7,8 milliards de DH. Les principaux projets en cours de réalisation par l’ONCF concernent la réalisation de la liaison ferroviaire Taourirt-Nador d’une longueur de 117 km et la réalisation des travaux de desserte ferroviaire du nouveau port Tanger-Méditerranée. A noter, concernant la liaison Taourirt-Nador, que le coût global du projet est estimé à plus de 2,2 milliards de DH. Une enveloppe financée par des dotations du Fonds Hassan II pour le développement économique et social pour un montant de 900 millions de DH. La part du budget s’élève à 960 millions de DH, ceci sans compter les financements extérieurs mobilisés directement par l’ONCF.
Pour ce qui est du deuxième projet, à savoir la desserte du nouveau port de Tanger, notons que l’ONCF a prévu de réaliser une connexion entre le port et la ville du Détroit (45 km) ainsi qu’une liaison entre Sidi Yahia et Mechraâ Belksiri (47 km). Le coût de ces opérations, dont l’achèvement est prévu pour 2007, s’élève à plus de 3,6 milliards de DH dont 2,8 milliards de DH pour les infrastructures ferroviaires et 800 millions de DH pour le matériel roulant.
Le deuxième axe important dans la stratégie du département du Transport a trait à la sécurité routière. C’est ainsi que le ministère a érigé en priorité la mise en oeuvre du plan stratégique intégrée d’urgence (PSIU) qui couvre la période 2003-2005 et qui vise, comme chacun sait, à lutter conre le fléau des accidents de la route à travers des mesures intéréssant plusieurs axes. Parmi ces axes figurent la coordination et la gestion de la sécurité routière entre les différents intervenants. Ceci sous-entend une élaboration d’un programme d’action conjoint, une fluidité de l’information, une réactivité sans faille et une complémentarité exemplaire. Toutefois, un préalable est nécessaire: la mise à niveau de la législation régissant ce domaine. C’est à lui seul un chantier colossal. Le ministère compte ouvrir à cet effet un grand débat à ce sujet. Faut-il instaurer le permis à point? Quelles sanctions peut-on appliquer à telle ou telle infraction? autant de questions qui méritent des réponses consensuelles et pragmatiques pour assurer à la réforme de la législation une efficacité et une applicabilité par les différents intervenants.
S’agissant plus particulièrement du volet relatif au contrôle routier, tout en prévoyant des interventions sur les infrastructures et voiries urbaines, le département du Transport, par l’intermédiaire de la direction de la sécurité des transports routiers, un service de l’Etat géré de manière autonome (SEGMA), compte fournir un effort budgétaire considérable en 2005. Notamment, à travers l’acquisition d’avantage de véhicules et de matériels pour le contrôle routier (radars pour le contrôle de la vitesse, matériel de contrôle de pesage…). Par ailleurs, cette direction procèdera en 2005 au lancement d’une étude relative aux modalités de mise en place d’un système électronique de gestion et d’édition des permis de conduire et des cartes grises.
Par ailleurs, le département géré par Karim Ghellab est conscient de l’anarchie qui caractérise le transport routier, essentiellement celui des voyageurs. Des centaines de vies humaines tombent annuellement à cause de l’irrespect de ces entreprises des règles les plus élémentaires de sécurité. Sans parler du traitement inhumain dont sont victimes les citoyens qui empruntent ces moyens de transport. Comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, le ministère va lancer des études techniques concernant le développement des entreprises du transport routier et mettre en place un plan directeur des transports de voyageurs.

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