Transport : RAM : généralisation de l’e-billet en 2008

La RAM a franchi un nouveau pas dans la généralisation du billet électronique. Pour inciter ses clients à opter pour ce nouveau titre de voyage, la compagnie a commencé à appliquer une surcharge de 100 DH pour tout billet papier demandé par le client.
«Depuis le 1er avril et à chaque fois qu’il y a possibilité technique d’émettre un billet électronique, si le client le refuse et opte pour celui en papier, il doit payer une surcharge de 100 DH», explique-t-on auprès de la compagnie. La même source indique d’ici janvier 2008, il sera procédé à la migration totale vers le billet électronique.
Actuellement, 85% du réseau de la RAM est déjà apte à délivrer les nouveaux billets et donc susceptible d’appliquer la surcharge financière. «Le taux d’émission de ces billets est actuellement de 60%», ajoute-t-on, en espérant que la nouvelle décision de la compagnie incitera les 40% restant de ses clients à adopter ce nouveau mode. La compagnie avait engagé le passage au billet électronique, rappelons-le, depuis septembre 2004. Cela a nécessité des investissements «très lourds», affirme-t-on, notamment en l’installation du parc informatique, en la mise en place de logiciels spécifiques et en la formation de son personnel.
La généralisation du billet électronique entre dans le cadre de «la politique d’amélioration continue de la qualité du service offert au client et permettra de servir plus simplement, plus rapidement et plus efficacement les client à l’agence ou à l’aéroport», assure-t-on auprès de la RAM. Le billet électronique peut être acheté de la même manière qu’un billet papier, explique un communiqué de la compagnie, soit par téléphone, dans les agences de la compagnie ou dans une agence de voyages.
Le billet électronique représente également une option pratique pour le passager. Il ne peut être égaré et le traitement du changement d’itinéraire peut se faire rapidement et d’une manière efficace. Pour plus de commodité, le billet peut être réservé, acheté ou modifié en ligne, à partir de chez soi.
Outre la RAM, Gulf Air a, de même, commencé à appliquer, le même jour, une surcharge représentant le double de celle appliquée par le transporteur marocain.
Par ailleurs, c’est la compagnie SAS qui a lancé le mouvement en imposant une surcharge de 15 euros par billet depuis le 20 février 2006. À noter que, pour se conformer aux résolutions de l’Association internationale du transport aérien (IATA), les compagnies aériennes sont tenues d’abandonner le billet papier vers la fin de l’année 2007.
«Le billet électronique coûte un dollar contre 10 dollars pour le billet papier», indiquait récemment Giovanni Bisignani, directeur général de l’IATA, cité par la presse spécialisée. «Les compagnies économisent annuellement 3 milliards de dollars en remplaçant le papier par l’électronique», a-t-il ajouté.
Toutefois, sa mise en oeuvre  s’avère moins simple. En effet, explique-t-on, le papier permet aux compagnies d’émettre des billets pour le compte d’autres compagnies, ce que l’électronique ne permet pas, et ce, à cause notamment de l’incompatibilité des systèmes informatiques.

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