Travail temporaire : le grand ménage

Les six opérateurs du travail temporaire, (Manpower, Générale Intérim, ADECCO, Jamain Baco, Crit Intérim et Multitech) dans un secteur qui connaît une profusion, sont déterminés à « faire le ménage » dans leur profession. Ils se sont unis au sein d’une nouvelle association baptisée : Association des Entreprises de Travail Temporaire Transparentes et Organisées (AETTTO). «L’initiative des six entreprises de travail temporaire vise essentiellement un effort de pédagogie supplémentaire pour mieux accompagner la dynamique créée par le nouveau code du travail à travers la reconnaissance du métier du travail temporaire », déclare Jamal Belahrach, Président pour trois ans non renouvelables d’AETTTO. Les objectifs de cette nouvelle association visent la mise en oeuvre de toute action qui permet de crédibiliser et défendre la profession (Pouvoirs publics, Opérateurs économiques). Aussi, créer et défendre un véritable statut du collaborateur temporaire. «Ensuite, développer le professionnalisme, la rigueur et l’éthique auprès des adhérents et devenir un véritable label éthique» insiste Jamal Belahrach. Les autres objectifs visés tournent autour de la participation au développement de l’emploi et des compétences ainsi que la promotion de la flexibilité organisée auprès des opérateurs économiques AETTTO s’engage à faire respecter la réglementation en vigueur, à créer un référentiel de bonnes pratiques, à formaliser les missions par un contrat de mission, à fournir une fiche de paie à chaque mission et chaque collaborateur, aussi à assurer le collaborateur en mission en accident du travail et responsabilité civile tout en lui fournissant les attestations nécessaires. L’autre engagement, qui coupe net avec les pratiques occultes d’une filière en mal d’éthique est, le payement des congés payés légaux, le respect des jours fériés mais surtout l’immatriculation, la déclaration du salaire réel et le règlement individuel de la cotisation CNSS (salariale et patronale). L’association fournira les statistiques nécessaires afin de mieux améliorer la transparence de la profession. « Le travail temporaire est un outil de flexibilité qui permet à l’entreprise d’optimiser sa compétitivité. Seul le respect des droits des collaborateurs peut garantir le développement de l’entreprise de travail temporaire et de l’entreprise utilisatrice » ajoute le Président de l’association pour qui le respect de la réglementation, l’éthique, et la transparence sont les seuls gages de la pérennité. L’année 2003 – 2004 pour AETTTO sera placée sous le signe de faire des propositions au gouvernement pour adapter la nouvelle réglementation sur le travail temporaire aux réalités économiques des entreprises utilisatrices. Avec les partenaires sociaux, l’association visera la négociation et la formalisation du statut véritable du collaborateur temporaire. « Nous misons également sur la mise en place des accords de partenariats avec la CGEM, CNSS, la direction des impôts et les partenaires sociaux, pour mettre en place des outils de contrôles et des statistiques afin de mesurer l’impact économique et social du travail temporaire », tient à préciser Jamal Chakroun, Président de Générale Intérim. Enfin, un code de déontologie verra le jour à l’initiative de l’association. Tenant compte du rôle que joue le travail temporaire sur un marché de l’emploi en constante mutation, AETTTO s’assigne comme tâche de veiller à ce que cette évolution s’opère dans le respect des dispositions légales et réglementaires, en tenant compte des intérêts des travailleurs temporaires comme des entreprises clientes où ceux-ci effectuent leurs prestations.

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