Trésor : baisse des recettes ordinaires

Trésor : baisse des recettes ordinaires

Les entrées non fiscales se font de plus en plus rares. Cette situation a  entraîné la baisse de 2,5% des recettes ordinaires du Trésor, estimées à 48,7 milliards de dirhams au terme des quatre premiers mois de l’année 2006.  Face à cette conjoncture, d’aucuns parmi les analystes estiment que Fatallah Oualalou qui ne peut pas éternellement compter sur “la vente des bijoux de famille“, ne doit pas céder à la tentation d’augmenter les impôts . En tout cas, dans le dernier numéro de son bulletin de conjoncture, l’institution note que les recettes non fiscales se sont limitées à 4,7 milliards de dirhams au lieu de 9,2 milliards, dont 6,2 milliards au titre de la privatisation. La Banque centrale note, en outre, que les produits fiscaux ont, en revanche, enregistré une hausse de 9,7% pour atteindre 42,8 milliards DH à fin avril dernier…
 Les impôts directs ont procuré 18,9 milliards et ont marqué une hausse de 13,3 % résultant essentiellement de l’amélioration de 25,7 % des rentrées au titre  de l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu ayant légèrement reculé et ce contrairement à l’évolution observée au cours des dernières années.
 Quant aux impôts indirects, chiffrés à 17,3 milliards DH, ils ont augmenté de 10,1 % en liaison avec la progression de 14,5% de la taxe sur la valeur ajoutée.
 S’agissant des droits de douane, Bank Al-Maghrib constate qu’ils ont reculé de 2,4%, pour s’établir à 3,8 milliards, tandis que les droits d’enregistrement et  de timbre ont enregistré une légère hausse de 2,7% pour s’établir à 2,8 milliards DH.
 S’agissant des dépenses ordinaires, l’institut d’émission relève qu’elles se sont chiffrées à 39,4 milliards de dirhams, somme en baisse de 1,1%, recouvrant  une diminution au titre des " autres biens et services " et des intérêts de la dette respectivement de 17,4 et 3,1%. À l’inverse, une augmentation des charges de compensation de près d’un tiers et des dépenses de personnel de 4,5%  a été constatée. Le solde ordinaire s’est ainsi établi à 9,3 milliards de dirhams et a couvert les dépenses d’investissement d’un montant de 6,9 milliards.
 Compte tenu du solde positif des comptes spéciaux du Trésor de 3,4 milliards, le budget général a dégagé un excédent de 5,8 milliards au lieu de 7 milliards une année auparavant.  Après avoir réglé des arriérés à hauteur de 1,6 milliard de dirhams, le Trésor a dégagé un excédent de caisse de 4,2 milliards qui lui a permis de faire face à ses engagements aussi bien extérieurs qu’intérieurs, explique la banque.
 

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