Trois bougies pour le CRI de Casablanca

Trois bougies pour le CRI de Casablanca

Avec la mise en place, depuis quelques années déjà, des Centres régionaux d’investissement (CRI), le Maroc vise une véritable culture de l’initiative en matière d’investissement et d’incitation à la création d’entreprises. C’est le cas du CRI de Casablanca, qui a soufflé récemment sa troisième bougie, en quasi-concomitance avec la nomination d’un nouveau directeur en la personne de Hamid Ben Elafdil.
Ceci étant, le CRI de Casablanca tire aujourd’hui profit de tout le travail effectué par l’équipe dirigée par son ancien patron, Mouaâd Jamaï. Un travail probant si l’on s’en tient aux chiffres communiqués par le CRI du Grand Casablanca. En effet, le nombre d’entreprises créées via ce même CRI a connu une progression exponentielle de 52 % durant les neuf premiers mois de 2005, par rapport à la même période en 2004. Cela signifie que de nombreux investisseurs ont fait appel aux services du CRI, mais aussi que le staff de ce dernier a bel et bien donné satisfaction. Il faudrait aussi rappeler l’aspect efficient des deux systèmes d’information mis en place par le CRI, l’un pour la création en ligne des projets d’investissement (e-crea) et l’autre pour le suivi en ligne de ces derniers (e-invest). Cela, en plus du lancement d’une revue d’informations (Casablanca CRI News), ainsi que la réalisation d’un guide de l’investissement.
Du coup, et c’est la Banque mondiale qui le dit, le Maroc occupe désormais la seconde place dans le classement des pays ayant simplifié les procédures de création d’entreprises.
Ceci étant, le CRI de Casablanca ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, puisqu’il s’est désormais assigné comme objectif de participer encore plus à enclencher une dynamique pour promouvoir l’esprit entrepreneurial et inciter à la création d’entreprises et à l’auto-emploi. C’est, entre autres, ce qui a été dit lors d’une rencontre organisée par le CRI mardi dernier.
Pour positionner Casablanca par rapport aux grandes métropoles du pourtour méditerranéen, les responsables du CRI compte se mobiliser et se concentrer sur la promotion de projets relatifs à huit secteurs-clés de l’économie marocaine. Il s’agit des secteurs identifiés dans le cadre du programme Emergence (Etude McKinsey), à savoir, l’off-shoring, l’industrie automobile (sous-traitance), l’aéronautique, la distribution, la logistique, la finance, le tourisme et l’enseignement (et la formation). Déjà, plusieurs projets-phares économiques, urbains, sociaux et écologiques sont en cours de réalisation, comme c’est le cas de la réflexion menée autour de Casablanca pour en faire une seconde plate-forme logistique, après l’entrée en service du port Tanger-Med. S’agissant de la finance, l’objectif du CRI est de faire de Casablanca la première place financière du continent. Un projet ambitieux, mais pas irréalisable lorsqu’on connaît les atouts de la capitale économique en la matière (fuseau horaire, proximité géographique…).
Au final, le but est de rendre Casablanca encore plus attractive et plus compétitive en termes d’investissements. C’est aussi ce qu’a déclaré en substance M. Ben Elafdil : «Notre objectif est de vendre Casablanca aux investisseurs d’une manière proactive».

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