Troisième phase du programme d’appui au développement du secteur financier (PADESFI III): 2015, une date butoir

Troisième phase du programme d’appui au développement  du secteur financier (PADESFI III): 2015, une date butoir

Des objectifs ambitieux sont fixés au titre de la troisième phase du programme d’appui au développement du secteur financier national (PADESFI III). Cette feuille de route, soutenue par la Banque africaine de développement (BAD) dont le prêt s’élève à 100 millions d’euros, table sur 2015 pour relever des enjeux de taille en termes d’amélioration de l’inclusion financière et d’approfondissement du marché des capitaux et du renforcement de la gouvernance du secteur.

Les modalités de ce projet de grande envergure viennent d’être dévoilées, mardi, par la BAD dans un rapport d’évaluation relatif audit programme. Le PADESFI III s’inscrit dans la continuité des efforts engagés lors des deux phases (2009-2011) ayant contribute à l’augmentation de 57% du taux de bancarisation de la population en 2012 et le doublement de l’encours crédits octroyés aux PME/TPE.

Inclusion financière : honneur aux jeunes

En termes d’inclusion financière, le programme vise la révision du paramétrage du produit «Enseignement plus», commercialisé par les banques avec la garantie de la Caisse centrale de gestion (CCG) ainsi que l’extension de la carte bancaire «Minhaty», la mise en place du «Plan d’épargne entreprise», l’adoption du plan d’actions de l’éducation financière, le renforcement de la viabilité financière du fonds «Damane Assakane» ainsi que la mise à niveau de l’environnement institutionnel de la microfinance.

En chiffres, la troisième phase du programme devrait contribuer à l’augmentation de 50% du nombre d’étudiants bénéficiant du crédit «Enseignement plus» à l’horizon 2015. Le nombre de crédits immobiliers bénéficiant de la garantie «Damane Assakane» devrait atteindre d’ici 2015 les 150.000 bénéficiaires contre 97.600 en 2012.
Le nombre d’épargnants adhérant au nouveau Plan d’épargne entreprise devrait atteindre pour la même date les 1.000 tandis que le nombre de bénéficiaires des programmes d’éducation financière se situerait autour de 10.000 personnes à fin 2015.

Entreprise : de nouveaux produits en perspective

Les mesures retenues en faveur des entreprises portent sur le lancement de nouveaux produits ciblant particulièrement les TPME. Citons dans ce sens «Ilayki», un produit de garantie qui est dédié à l’entrepreneuriat féminin portant ainsi le nombre d’entreprises féminines en création de 75 en 2013 à 175 en 2015. Trois autres produits seront lancés au profit des entreprises exportatrices, à savoir «Mezzanine export» (qui réaliserait un encours des crédits de 110 millions de dirhams), ainsi que «Damane export» et cautionnement des marchés à l’export (totalisant conjointement à l’horizon 2015 un encours de 400 millions de dirhams ). Le programme vise également la réalisation d’un volume cumulé de 55 millions de dirhams pour les crédits au titre de financement de la transmission des entreprises «Damane Transmission».

Activité de garantie : Gouvernance renforcée à fin 2015

Quant au développement de l’activité de garantie, la troisième phase du programme prévoit la mise en œuvre et l’adoption du nouveau plan de développement pour la période 2013-2016 ainsi que l’ouverture de deux centres d’affaires régionaux par la CCG avant fin 2015. Le secteur financier se dotera à cet égard de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).

Les textes relatifs à la composition de son conseil d’administration et l’arrêté fixant la liste des fonctions nécessitant une habilitation seront signés au plus tard fin 2015. La même période connaîtra également le renforcement de la stabilité financière du secteur bancaire. Le résultat attendu dans ce sens est de ramener le taux de créances en souffrance détenues par les banques à 5,5 % à fin 2015 contre 6,6 % relevé fin juillet dernier.

Par ailleurs, le marché des capitaux devrait connaître en 2015 une stabilisation de la capitalisation boursière à 450 milliards de dirhams ainsi qu’une augmentation du volume d’investissement dans le capital investissement de 500 millions de dirhams, soit une hausse de 63 % par rapport à 2012.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *