Un aménageur pour Lixus

C’est aujourd’hui qu’aura lieu en présence de Sa Majesté le Roi la cérémonie de signature de la convention d’aménagement de la station de Lixus . Il s’agit d’une avancée importante pour le Plan Azur qui concéde ainsi quatre stations sur six. En effet, après la concession de Saïdia (Berkane) à l’espagnol Fadesa, de Mogador (Essaouira) à un consortium conduit par le belge Thomas Piron et de Mazagan (El Jadida) au sud africain Kezner, c’est au tour de la station de Larache de trouver un aménageur.
Il s’agit d’un consortium conduit par le belge Thomas Piron et où l’on retrouve une autre société Belge, l’Atelier et le groupe Orco, spécialiste développeur du golf. C’est pratiquement le même groupement retenu il y a quelques mois pour Mogador à la différence près que Risma n’en fait pas partie, préférant sans doute pérenniser ses engagements à Essaouira avant de se lancer sur de nouveaux projets. Concernant Lixus, station de 462 hectares, le coût d’aménagement in-site s’élève à 1,4 milliard de dirhams à la charge de l’aménageur.
L’investissement direct sur le site est de 556 millions de dirhams destiné à la construction d’une unité hôtelière de 330 lits, d’un ensemble de 245 villas (1470 lits) et de deux parcours de golf de 18 trous chacun. L’ouverture du premier hôtel est prévu courant 2007. Les différentes étapes de construction présentées en cinq phases s’étaleront sur neuf ans. En tout, la station disposera d’une capacité totale de 12 000 lits dont 7 500 hôteliers et 4 500 résidentiels. Les estimations tablent sur 3 800 emplois directs et 19 000 indirects pour un chiffre d’affaires prévisionnel de 2 milliards de dirhams par an dont le coup d’aménagement hors site s’élève à 270 millions de dirhams. Par ailleurs, le consortium participera à hauteur de 6,6 millions de dirhams au titre de contribution au développement socio-économique de Larache. Du reste, sur les six stations du plan Azur, quatre ont été concédées. Ne reste plus que Taghazout à Agadir et la Plage Blanche. Le ministre du tourisme avait dit en juin dernier être en préparation d’une consultation qui mettra en concurrence les aménageurs développeurs. Etant l’un des sites les plus attrayants, Taghazout, disait-on, ne devait pas avoir de problèmes. Les investisseurs devaient se bousculer au portillon après le retrait du dossier des mains de Dallah Al Baraka. Parmi les scénarios évoqués, l’implication de la CDG (option du développeur technique) ou encore celle du développeur aménageur.

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