Un atout de développement

Un atout de développement

Le Maroc dispose de chances réelles dans la perspective du développement des énergies propres et durables. Il bénéficie d’un ensoleillement important, d’une forte exposition aux vents et d’un potentiel hydraulique significatif.
Selon le rapport du Centre de développement des energies Renouvelables de 2007, les énergies renouvelables contribuent à hauteur de 4% au bilan énergétique national et sont à l’origine de la production de près de 10% de l’énergie électrique, grâce à l’effort important de mobilisation de la ressource hydraulique ainsi qu’à l’effort d’implantation de parcs éoliens (64 MW installés et 240 MW en cours de mise en place). Les ressources sont importantes avec en particulier une estimation pour l’éolien de 6 GW, un marché potentiel du solaire thermique d’un million de M², et des possibilités importantes de valorisation de la biomasse (9 millions ha de forêts et vocation agricole du pays). En terme de tendance, les attentes vis-à-vis de cette filière sont importantes de la part des institutionnels, des opérateurs économiques ou tout simplement des consommateurs.
Ainsi le Maroc peut mettre à profit ses atouts naturels et les opportunités de partenariat pour augmenter le flux des investissements vers le Maroc. Il a le potentiel requis pour devenir un pays exportateur d’énergie propre et pourrait convaincre ses différents partenaires d’investir non seulement au niveau du marché local mais également dans des marchés que le Royaume peut desservir grâce à sa position géostratégique, en l’occurrence l’Europe, l’Afrique sub-saharienne, voire le Moyen Orient. Par ailleurs, selon divers observateurs, le Maroc note un retard en terme d’énergie renouvelable par rapport à d’autres pays. L’Allemagne a réalisé pour le solaire 1 million de mètres carré par an, à comparer avec le Maroc qui, malgré un meilleur ensoleillement, n’en réalise annuellement que 40.000. Pour rattraper ce retard, une stratégie énergétique nationale à plus long terme est en cours de réalisation. La stratégie du CDER se décline, pour sa réalisation, sur un plan triennal (2007-2009) qui vise notamment la poursuite du programme de l’évaluation de la ressource éolienne, solaire et de biomasse ; la garantie de l’efficacité énergétique ; la recherche appliquée et le développement; et la poursuite de la mise en place des outils de gestion et du renforcement des capacités nécessaires. Ainsi le «Programme national de développement des énergies propres et de l’efficacité énergétique» a comme objectif principal de rehausser la contribution des energies renouvelables à 20% du bilan électrique national et 10% du bilan énergétique à l’horizon 2012. Toutefois, la croissance des marchés reste faible en raison de diverses contraintes. Il y a lieu de noter essentiellement, l’absence de cadre réglementaire régissant ce secteur, l’absence d’une agence opérationnelle dédiée à cette activité, la faible considération des énergies renouvelables et de l’énergie efficace par les programmes nationaux de développement permettant de donner l’exemple et de garantir une demande durable pour les technologies et services d’énergies propres, l’iniquité fiscale pour avoir des conditions de marché incitatives.
Selon le CDER, il est important pour une réelle concrétisation des orientations des pouvoirs publics de disposer au niveau des réformes envisagées, entre autres, d’un système réglementaire plus intégré d’énergie et environnement tourné vers l’opérationnel, d’une base normative large, obligatoire promue au moyen de labellisation et d’une base partenariale (publique et privé) novatrice œuvrant pour un positionnement régional des opérateurs. 
 

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