Un Congrès mondial de l’eau au Maroc

Un Congrès mondial de l’eau au Maroc

Il est quasi inutile de rappeler l’importance de l’eau, une denrée vitale pour la vie quotidienne et indispensable pour la continuité de l’humanité. Aussi, sa préservation passe par toute une sensibilisation à l’échelon planétaire. Telle est, entre autres, la mission de l’Association internationale de l’eau (IWA), qui organise une fois tous les deux ans le Congrès mondial de l’eau. Regroupant plus de 13 000 professionnels opérant dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, le réseau de l’IWA n’avait jusqu’alors organisé ce congrès que dans de grandes capitales mondiales : Paris en juin 2000, Berlin en octobre 2001 et Melbourne en avril 2002. Cependant, cette année, le Congrès mondial de l’eau se tiendra à Marrakech, comme il en a été décidé ainsi en 1999. En effet, du 19 au 24 de ce mois, la ville ocre accueillira dans son Palais des Congrès quelque 2500 participants provenant d’une centaine de pays pour échanger leur savoir et leur expérience, aussi bien avec leurs pairs qu’avec d’autres spécialistes dans des domaines très variés, mais toujours en relation avec l’eau. Au menu : 2 séances plénières, 500 séances techniques, 400 posters et quinze ateliers de travail, le tout sur fond de réunions, séminaires et autres tables rondes.
Parallèlement et en marge de ces séances à connotation scientifique, une exposition est également programmée. Elle regroupera sur une surface de 2000 m2 (dans l’enceinte du Palais des Congrès) une centaine d’entreprises qui présenteront leurs matériels et leurs services.
Sur le plan logistique, il faut savoir que l’organisation de ce congrès sera assurée conjointement entre l’IWA et l’Association marocaine de l’eau potable et de l’assainissement (AMEPA) dont le président n’est autre que Ali Fassi Fihri, l’actuel directeur général de l’ONEP. Ce dernier a d’ailleurs assuré (lors d’une conférence de presse tenue jeudi dernier) que la généralisation de l’accès à l’eau potable au Maroc, surtout dans le monde rural, sera de l’ordre de 80 % d’ici 3 ans. Cependant, M. Firhi estime qu’il reste encore à faire dans le monde rural qui accuse un grand retard en matière d’infrastructures relatives à l’assainissement liquide.
Il faut en tout cas reconnaître que de par son engagement à travers les différents chantiers qu’il a entrepris en matière de gestion de l’eau potable et d’assainissement, M. Fassi Fihri s’est fortement distingué ces derniers temps.
L’actualité, encore à chaud, est là pour démontrer les grandes avancées en matière de gestion de l’eau. En effet, lors de la séance de clôture d’un atelier de concertation organisé par l’Agence du Bassin hydraulique Sebou sur la stratégie d’intervention dans le domaine de l’eau, Abdelkbir Zahoud, le secrétaire d’Etat chargé de l’Eau, a rappelé la vision nationale initiée par le gouvernement (en étroite concertation avec l’ONEP) et basée sur une gestion intégrée et durable des ressources en eau.
Une vision claire favorisant une meilleure gestion de l’eau, ainsi que son économie et sa préservation par la lutte contre le gaspillage, la pollution et l’érosion des bassins versants. Pour le secrétaire d’Etat, le bassin du Sebou reste le plus intéressant pour mettre la mise en oeuvre de cet exercice de gestion, d’autant plus qu’il renferme un important potentiel hydrique qui avoisine les 30% de la capacité nationale, soit le plus grand réservoir du Royaume.

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