Un contrat-programme prévu pour novembre prochain

Le Plan de développement industriel intégré a été au menu d’une rencontre de consultation entre le ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Au siège du patronat, à Casablanca, Ahmed Réda Chami a tenu une rencontre de consultation, mardi 22 juillet, pour l’élaboration de ce plan en présence des membres de la CGEM. En effet, cette réunion avec les opérateurs économiques vise à apporter les dernières retouches à ce plan qui fera l’objet d’un contrat-programme entre le gouvernement et la CGEM, dont la signature est prévue pour le mois de novembre prochain. L’objectif de ce contrat-programme consiste principalement à formaliser les engagements de l’Etat et du secteur privé dans le but d’offrir le maximum de visibilité aux investisseurs, tout en mobilisant l’ensemble des acteurs, décideurs et intervenants du secteur de l’industrie. Le secteur industriel représente 16% du Produit intérieur brut et génère 12% des postes d’emploi à l’échelle nationale (PDII).
Ce Plan de développement industriel  intégré est en cours d’élaboration.
Le secteur se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, d’où la nécessité de consolider ses acquis, d’améliorer ses performances et de lui ouvrir de nouvelles perspectives de développement, a  souligné M. Chami, lors de cette rencontre. Le ministre a en outre indiqué que le PDII s’inscrit dans la politique volontariste entamée par le Maroc depuis 2005 et qui s’est déclinée notamment par le Plan Emergence, lequel constituera le point de départ de cette nouvelle initiative. En effet, une étude a été lancée pour mettre en place cette feuille de route pour le secteur industriel. «Il s’agira dans un premier temps de profiter de la refonte actuelle de la production industrielle en mettant en place des plates-formes industrielles intégrées de nature à faire du Royaume une destination de choix d’investissement et qui seront le coeur de l’offre nationale aux investisseurs», a-t-il poursuivi.  Cette feuille de route se penche aussi sur la modernisation compétitive des PME à travers des actions sur tout le cycle de vie de l’entreprise. Parmi les autres grands chantiers du PDII figurent également l’amélioration du climat des affaires et l’adéquation de la formation aux besoins des investisseurs, par la création notamment d’instituts spécialisés sectoriels et une plus grande implication des universités. Concernant le 5ème axe de travail de ce plan, il concerne la création de l’Agence pour le développement des investissements qui aura pour mission de décliner l’offre Maroc et sa promotion à l’étranger, le démarchage des investisseurs ainsi que la veille compétitive. Le processus d’élaboration de ce plan se déroule dans le cadre de la concertation avec l’ensemble des partenaires des secteurs publics et privés et son contenu fera l’objet d’un contrat-programme qui devra être signé avant la fin de l’année entre la CGEM et les départements concernés, a précisé M. Chami. De son côté, le président de la CGEM, My Hafid Elalamy, a indiqué que le plan se distingue par sa dimension globale «où tout un chacun a un rôle à jouer pour la réalisation des objectifs tracés», ajoutant que les choix de politique économique ont donné des résultats probants, «en témoigne le taux de croissance qui se situe autour de 6% malgré la cherté des carburants». L’économie nationale résiste et le Maroc dispose d’importantes et réelles potentialités, a-t-il souligné ajoutant qu’il «nous appartient de les consolider et de les pérenniser pour construire le Maroc d’aujourd’hui et de demain ».

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